Choisir des spectacles du festival d’Avignon pour bébé [+EDIT]

Comme je vous l’avais promis dans mon précédent article qui vous donnait des astuces pour faire le festival d’Avignon avec bébé, voici ma sélection de spectacles pour les tout-petits de ce festival OFF 2017 (sélection qui n’engage que moi ! Ce billet n’est PAS sponsorisé).

La liste des spectacles est celle que j’avais initialement sélectionnés suite à ma « méthode » du précédent billet. Financièrement, je ne pourrai pas tous aller les voir (sauf si, oyez oyez amies compagnies, vous m’invitez avec ma petite TED !), mais pour vous donner des idées ou l’envie de venir à Avignon pour ce OFF ou le prochain, je vous livre ma sélection.

spectacle_19726Pour l’instant, c’est le plus chouette spectacle que j’ai vu avec TED. Un spectacle de marionnette à la lumière noire, féérique, et surtout très bien rythmé : les saynètes se succèdent à la bonne cadence pour maintenir bébé concentré. C’est l’histoire de Léonard qui chaque soir grignote la lune et qui finit par tomber parce qu’il a tout mangé. Arrivera-t-il à y retourner ?

Petit bémol, ce spectacle est assez cher : 31€ à 3 (sans la carte OFF). Mais rien qu’à voir les paillettes dans les yeux de TED, émerveillée, à imiter le poisson et à se trémousser pendant la danse de Léonard dans l’océan, ça valait le prix de l’entrée ! Et je ne parle pas de son « BAVOOO » à la fin en tapant des main. C’était son premier spectacle du OFF 2017, et c’était une vraie réussite.

[EDIT du 21/07 : j’ai oublié de préciser que la compagnie nous a gentiment donné une affiche après le spectacle, qu’elle trône dans le salon, et que TED la montre tout le temps du doigt maintenant, en disant « BAVOOO » <3]

Une petite vidéo pour vous donner le ton

spectacle_20230 C’est tout frais (notez le subtil jeu de mots : neige / frais / lol / #okjesors), puisqu’on y est allée en filles ce matin.

Un spectacle très poétique où une multitude de papiers de soie blanc immaculés esquissent des formes et des ambiances, grâce au jeu de lumière et au clavier live.

Très original sur la forme car la « scène » est vivante, mouvante (plein de surprises sont cachées sous les papiers) et à portée des spectateurs assis par terre tout autour.

TED a beaucoup aimé l’océan et ses lumières bleues, les lancers de papier de soie, et pouvoir interagir d’aussi près avec les comédiens (sans compter qu’à la fin du spectacle, elle a eu le droit de s’éclater au milieu des papiers).

[EDIT du 21/07 : j’ai oublié de préciser que la compagnie nous a donné un autocollant et un marque page en cadeau : très efficace, TED imite les oreilles de lapin quand elle les voit]

Une petite vidéo (même si la scénographie diffère légèrement à Avignon)

spectacle_19212Celui-là, je ne l’ai pas encore vu, mais j’ai envie d’y aller, car on m’en a dit beaucoup de bien. Alors OK, il est joué dans une salle non climatisée, mais je suis prête à faire une exception, d’autant que j’adore le Collège de la Salle, sa cours de récré avec ses gros platanes, et c’est toujours sympa de se retrouver sur les « bancs de l’école » dans d’autres conditions 😉

On nous promet un « bain de chanson dans un aquarium géant », et il paraît que votre bébé peut tout toucher ! Je vous raconterai !

spectacle_19547Pas vu, et je ne suis pas sûre que je pourrais y aller, mais je ne pouvais pas ne pas vous le proposer. Le thème est juste PARFAIT pour TED-ma-rebelle-du-dodo (et je dis pas ça parce que je viens encore de me battre pour lui faire faire la sieste… pour finalement déclarer forfait après 30 minutes de hurlements, 3 histoires, 2 changements de couche, l’avoir fait boire 3 fois, 2 câlins, 10 berceuses… On verra si elle sombre après le goûter EDIT : elle a sombré, il a fallu la réveiller à 18h40. Quelle tête de mule o_O).

La vidéo me laisse dubitative, j’ai peur que TED soit trop petite pour un spectacle comme ça…

spectacle_19133Ce spectacle de théâtre contemporain m’intrigue, car j’ai trouvé très peu d’info sur internet. « Air(e)s de couleurs est un espace vivant, un univers plastique qui met en jeu les couleurs à travers les cinq sens. »

Apparemment, il s’agit d’un spectacle plus ou moins interactif, avec manipulations et jeux. Le dossier de présentation de la compagnie m’a donné envie. Je ferai un edit pour vous raconter.

e31556_8f97264c631b4d57a02ca3895857418fmv2

spectacle_18972

Ce spectacle de danse est sur ma wishlist et je viens d’apprendre que Fortuna avait prévu d’y aller avec sa Zebulette (hélas, un jour où TED a pédiatre pour ses vaccins :/ )

Et pour TED mon petit poisson, un spectacle enchanteur sur le thème de la mousse du bain, ça m’a l’air très approprié.

La vidéo d’avant-première ne donne pas trop envie je trouve, mais celle-ci est plus poétique :

spectacle_18886Depuis qu’elle est bébé, on essaye de signer avec TED (elle sait d’ailleurs signer quelques mots comme par exemple encore, fini ou dormir…), à la crèche, les nanas signent aussi, donc ça fait un bon relai. Ce sera certainement l’objet d’un prochain billet (ouais. PrincessePi, une fois lancée, on ne l’arrête plus).

Le concept de ce spectacle a l’air pas mal, sur le principe j’étais emballée… Jusqu’à ce que je vois la vidéo de présentation du spectacle. Je n’ai pas trouvé que Remi avait l’air super super à l’aise (et mon mari l’a trouvé carrément flippant). Je crois hélas que Rémi sera donc dépriorisé (je suis prête à revoir mon jugement si Rémi m’invite à venir voir son spectacle ;))

spectacle_19627A première vue, top raccord avec le thème d’anniversaire du Génie de notre Reine 😉

Autant le dire clairement, ce spectacle, c’est notre fail 2017, il y en a toujours un. Je pensais qu’il y aurait beaucoup d’imitation d’animaux (TED adore, je vous l’ai dit qu’elle excellait en imitation de cri de girafe et d’hippopotame ?), de marionnettes et de comptines, en fait non. Je me suis laissée berner par les commentaires dithyrambiques sur BilletReduc. Je pense que ce spectacle ne devrait pas être proposé pour les moins de 3 ans, car le comédien parle beaucoup et un tout petit se lasse vite… Le comédien nous a confié à la fin du spectacle que c’était la 7ème année qu’il le jouait à Avignon, et que ce serait la dernière année, qu’il arrêtait. Je crois que c’est une sage décision 😉

spectacle_20709

Ce petit spectacle animé possède un charmant décor d’automne. Et les spectateurs sont assis tout au bord du de la « scène ». J’étais partie pour aller le voir, mais une connaissance de mon mari y est allé avec son fils de 20 mois et apparemment les enfants sortent un peu frustrés par ce spectacle, car ils ne peuvent rien toucher (alors que le décor animé et la machine à bulles de la comédienne sont pourtant très attractifs). Comme ma TED est plutôt du genre « aventurière qui touche à tout », j’ai peur de passer tout le spectacle à essayer de la retenir d’aller tout casser tripoter, donc je vais certainement oublier celui-là.

spectacle_19655C’est mon petit bonus ! Pas un spectacle à proprement parler, mais une installation interactive réservée aux moins de 3 ans avec des moulins sonores, des cabanes, des boîtes musicales et des puzzles. J’ai très hâte d’y aller, d’autant qu’on peut rester le temps que l’on souhaite et que l’entrée (3€ !) n’est payante que pour l’enfant. Un bon plan sortie, donc !

[EDIT du 21/07 : on y était ce matin, génial. Il y a une multitude de petits ateliers sonores ou d’éveil (maracas, moulins, grelots, tam-tam, xylophone, puzzles, cabanes…) au milieu desquels les bébés peuvent aller et venir comme ils le souhaitent. C’est de la récup et du fait-maison (par exemple, les maracas sont des bouteilles plastique d’Orang*na peintes de toutes les couleurs). Et de temps en temps, une compagnie improvise un petit concert (harmonica, mini guitare, accordéon…) auquel les enfants sont invités à participer en jouant des percussions. Tout à l’ombre, avec des bancs pour les mamans. Un super bon plan ! Ce genre d’installation devrait exister à l’année !)]

IMG_2267

FullSizeRender 3

IMG_2256

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et vous qui avez peut-être vu (à Avignon ou ailleurs) certains de ces spectacles, qu’en avez-vous pensé ?

Surtout, si vous avez d’autres recommandations (ou des « don’t » sur ma liste), n’hésitez pas à me le dire en commentaires.

Vidéo

Faire le festival d’Avignon avec bébé

FRANCE-CULTURE-THEATER-FESTIVAL-AVIGNON

Affiches du OFF dans les rues d’Avignon, 2010
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Je suis une grande fan du festival OFF d’Avignon. C’est un événement unique. Alors qu’Avignon n’est qu’une toute petite ville de province (on en parle qu’il n’y a ni Starbucks, ni Primark, ni Hema ici ?), dès le début du mois de juillet, c’est l’effervescence : les affiches recouvrent le moindre centimètre carré de mur, les festivaliers fourmillent, les compagnies promeuvent la journée le spectacle qu’ils joueront en soirée, tu croises Pierre Richard au détour d’une rue, Arthur Jugnot tient la caisse de « son » théâtre des Béliers, la musique est partout, de nouveaux restaurants poussent comme des champignons et les terrasses sont bondées. Bref, c’est la fête. Pas du tout guindée, ni empruntée. Bon enfant. Un truc à voir au moins une fois dans sa vie (ami parisien, attention, je préfère te prévenir : la moitié de la capitale est là aussi — facilement repérable : ce sont les seuls festivaliers qui marchent au soleil –).

Depuis que je vis ici, dès sa sortie fin juin, mon mari et moi adorons éplucher le guide du OFF. Un bon pavé de 500 pages qui recense les plus de 1000 spectacles qui vont se jouer, souvent à guichet fermé, 7j/7 sur les 3 semaines que dure le festival.

Avec chacun son programme en main, on pouvait passer des heures à débattre de quel spectacle on irait voir, et à réfléchir comment les enchaîner, à choisir le restaurant ou la terrasse qui va bien entre deux représentations. Et puis à enfourcher nos vélos, bravant le mistral et la canicule, au son des cigales en journée ou encore sous les étoiles pour aller s’entasser dans une cave minuscule et non climatisée, faisant office de théâtre avec ses 4 rangées de strapontins rouges.

Et puis TED est arrivée et sur ce sujet aussi, elle a tout chamboulé. En juillet 2015, j’étais enceinte, j’avais un décollement placentaire, je restais un maximum couchée et je n’étais clairement pas dans l’ambiance pour voir des spectacles. En juillet 2016, TED avait 4 mois, nos voisins nous pourrissaient la vie, et j’essayais de survivre.

Cette année, je me disais que c’était cuit aussi, que TED était bien trop petite, et qu’il ne devait pas y avoir de spectacle pour les moins de 2 ans. Que nenni. Alors que j’essayais  désespérement d’obtenir de TED 40 minutes de sieste matinale je me promenais en poussette, j’ai été tractée le premier jour de festival pour un spectacle « à partir de 6 mois ». Et je me suis donc intéressée de plus près au guide du OFF 2017.

Le festival OFF d’Avignon, ce n’est pas « le plus grand théâtre du monde » pour rien, avec 1480 spectacles cette année, on peut dire qu’on a du choix. Et rien que pour le jeune public, 167 spectacles !

Comment s’y retrouver ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas super pratique. Alors certes sur le site, l’application mobile ou dans l’index du guide papier , il y a bien des pictos pour le type de spectacle Capture d_écran 2017-07-16 à 13.50.20mais rien par tranche d’âge (Avignon Festival et Compagnies, si vous me lisez, voilà une formidable piste d’amélioration pour le guide du OFF 2018 !).

En gros, un picto jeune public Capture d_écran 2017-07-16 à 14.03.12 et un picto de type de spectacle, certes, mais rien qui permette de distinguer ce qui est pour les 0-3 ans, pour les 3-5 ans ou pour les 6-12 ans.

Capture d_écran 2017-07-16 à 13.53.07

Comment on s’y prend ?

Je vais vous donner ma méthode, il y en a d’autres, évidemment. Alors certes, je passe probablement à côté de certains spectacles, mais au moins je ne me paluche pas les fiches des 167 spectacles pour rien.

  • Le tri par horaire

Dans le guide papier, il y a un index par horaire. Mon hypothèse, c’est que les spectacles du matin sont a priori plutôt pour les tout-petits.

Je prends l’index par horaires et je consulte les fiches de tous les spectacles jeunes public (identifiables grâce au picto Capture d_écran 2017-07-16 à 14.03.12 .

FullSizeRender

(ça peut se faire facilement sur le site web, mais j’aime bien ce gros guide papier du OFF, je suis attachée à l’objet lui-même). Sur le site, avec des critères « jeune public entre 8h et 11h« , il n’en reste plus que 68.

  • Le tri par âge

Maintenant, que vous le fassiez via le site en ouvrant le détail de chaque spectacle, ou grâce au guide papier, pas le choix, il faut mettre la main à la patte et regarder chaque fiche.

Capture d_écran 2017-07-16 à 14.12.12

Ici par exemple, théâtre musical à partir de 1 an, c’est tout bon.

  • Le critère du confort

Cela ne vous aura pas échappé, PrincessePi est une princesse. Aussi, et au risque de passer pour une petite bourgeoise de province, elle préfère, surtout avec un bébé, aller voir un spectacle dans une salle climatisée. Là aussi, pas le choix, il faut regarder sur la fiche de chaque spectacle.

Attention astuce ! Regardez bien la salle du théâtre dans laquelle est joué le spectacle repéré. Parfois, au sein d’un même théâtre, certaines salles sont climatisées et d’autre pas. #ProvincialFourbe

FullSizeRender 2

Par exemple ici, à la Présence Pasteur, la salle Marie-Gérard où se joue « En t’attendant » est climatisée, mais celle où se joue « Le rêve de kiwi », non.

Autre élément de « confort », l’assise. Ça peut être de beaux fauteuils rouges avec accoudoirs, dignes des meilleurs théâtres parisiens, comme de la simple chaise d’écolier.

A savoir, pour les spectacles pour enfants, je trouve qu’il y a une grande tolérance : à condition de payer sa place, bien entendu, on peut prendre son enfant sur les genoux ou pas, on peut faire asseoir son plus grand par terre devant la scène, etc…

  • Le critère du prix

Aller voir un spectacle du festival OFF d’Avignon (ou deux, ou trois ou quatre…) avec son enfant, parfois avec son conjoint, ça peut (vite) devenir une rente. Pour donner une fourchette, on peut s’en sortir, à 3 (2 adultes + 1 bébé), entre 9 euros et 35 euros (!) par spectacle.

Si vous prévoyez d’en voir plus de 4, je ne peux que vous conseiller de prendre (pour vous adulte, uniquement, le tarif enfant étant déjà un tarif réduit) la carte d’abonnement au OFF. Cette année, elle coûte 16 euros et permet de bénéficier du tarif réduit pour tous les spectacles (en gros, elle est souvent rentabilisée au 5ème spectacle).

A savoir, certains spectacles ont une participation « au chapeau », mais c’est de plus en plus rare (et je n’en n’ai pas vu un seul pour le jeune public cette année).

Certaines salles (les plus gros théâtres, ceux qui vivent aussi le reste de l’année) proposent des tarifs spéciaux pour les étudiants, les chomeurs, etc…

BilletReduc propose parfois aussi des réductions ; surtout la première semaine du festival, pour les nouveaux spectacles qui veulent se faire une réputation.

Et évidemment, les compagnies qui tractent dans les rues d’Avignon offrent aussi parfois des promos (invitations, « 1 place achetée, 1 place offerte »), c’est plutôt vrai au début du festival, pour se faire remarquer ou se faire connaître. N’hésitez pas à écouter la promotion de la compagnie, et à poser des questions sur le spectacle pour vous faire offrir (peut-être !) une invitation en échange 🙂

  • Le critère de la durée

Généralement, les spectacles pour enfants sont bien pensés et durent rarement plus de 30 minutes. Cela dit, il y en a qui durent 45 minutes, à voir au niveau de la concentration de votre bébé. Personnellement, je sais que TED, passé 30 minutes, elle commence à s’impatienter.

  • Le choix

Enfin, last but not least, il faut surtout lire le résumé du spectacle et voir, parmi votre sélection, ce qui vous plaît/plaira à votre enfant, car il y en a vraiment pour tous les goûts : ça va du spectacle en langage des signe, à celui de clown, en passant par de l’art contemporain pour enfant et du spectacle musical de comptines en foliiiiie…

Mon astuce/ma technique : chercher des vidéos des spectacles sur YouTube, histoire de se faire une idée. Parfois on trouve, car le spectacle a déjà été joué à Paris ou ailleurs, ou parce que la compagnie a une page Facebook et publie des trailers, parfois non. A vous de voir si vous voulez prendre le risque de vous lancer sur un spectacle sans avoir eu d’avant-goût 😉

  • La réservation

Alors on a beau être dans l’ambiance « tranquille Emile, c’est le festival », il FAUT réserver. En théorie, on peut se pointer comme ça à l’entrée du théâtre, 15 minutes avant le début du spectacle pour acheter une place. Dans les faits, c’est souvent complet (et alors c’est bon signe) et il est extrêmement rare d’avoir une place lorsque l’on est sur liste d’attente.

Pour réserver, sans payer (et donc faire un heureux de la liste d’attente au cas où votre bébé est en mode gastro le jour concerné), je conseille de passer un coup de fil au théâtre, au moins 48h à l’avance. C’est souvent suffisant, il n’y a pas d’arrhes à verser. Attention toutefois, vos places seront remises en vente si vous n’arrivez pas AU MOINS 15 minutes avant le début du spectacle pour retirer/payer vos places. Et je le rappelle pour la forme : une fois le spectacle commencé, plus personne n’entre (on n’est pas au cinéma).

Et prévoyez des espèces ! Les théâtres acceptent rarement la carte bancaire (sauf les plus grosses salles).

Comment on va au festival d’Avignon ?

Je ne vais pas vous mentir : Avignon, en voiture, pendant le festival, c’est l’ENFER. Les parkings, publics et payants sont complets et souvent pris d’assaut. La circulation intra-muros est interdite sur une bonne partie des rues dès 12h.

Si vous devez absolument venir en voiture pour une journée, ou si vous résidez dans un village alentour, le plus simple, ce sont les parking relais gratuit, mis à disposition aux abords du centre ville. Sur la carte interactive des parkings d’Avignon, je vous conseille le Parking des Italiens, 1400 places, pratique avec sa navette bus gratuite Citizen qui fonctionne toutes les 5 min de 7h à 20h, et toutes les 20 min de 20h à minuit. Cerise sur le gâteau, ce parking est bien ombragé sur toute une partie à condition d’arriver suffisamment tôt le matin pour choper une bonne place ! Arrivez très tôt, car ce parking est vite complet.

Mais le mieux, c’est d’être logé sur place, ou à proximité immédiate de l’intramuros (où se situent le plus grand nombre de théâtres), puis de rayonner à pied ou à vélo. Je ne saurais donc que trop vous recommander pour vous déplacer :

  • le vélo : attention, il faut avoir son permis vélo 😉 car les festivaliers marchent n’importe où le nez dans leur guide papier, et les compagnies tractent souvent à grand renfort de costumes et décors au milieu de la rue. Prévoyez un bon antivol (le vol de vélo, c’est une pratique courante pendant le festival, l’objet est très convoité pour la raison sus-mentionnée) et surtout n’oubliez pas que le port du casque est obligatoire pour vos enfants (toi, adulte, tu as le droit – je pratique, j’avoue, mais je ne cautionne pas- de rouler cheveux au vent…). Bon à savoir : Avignon a aussi son système de vélo en libre-service (type vélib’), il s’appelle Vélopop.
  • à pied / à poussette / à porte bébé : Avignon est minuscule, et se déplacer à pied est très simple et rapide. Les distances entre les théâtres peuvent être grandes, mais les petites rues intramuros sont souvent fraîches car à l’ombre. Certains théâtres ont un espace pour stationner les poussettes, parfois surveillé, et parfois pas… à se faire confirmer lors de votre réservation.

(Si cet article vous donne envie de faire le festival, j’ai un bon plan sur AirBnB pour une chouette maison avec jardin, à quelques pas des remparts, il reste encore quelques nuits d’ici la fin du festival – contactez moi en MP ou en commentaire de ce post 🙂 )

Que prévoir ?

Au delà du classique de bébé « chapeau-lunette-crème solaire-gourde d’eau-biscuit », je recommande évidemment un brumisateur, et l’indispensable du festivalier : l’éventail ! Même si vous avez suivi mon conseil de la salle climatisée, un éventail 1) ca permet de rafraîchir bébé dans la file d’attente, 2) ça amuse beaucoup bébé / ça peut aider à détourner l’attention / éviter les cris d’impatience si on fait la queue trop longtemps 😉

Quel spectacle on choisit ?

C’est à vous de voir ! J’ai partagé ma technique de sélection de spectacles. Mais je ne vais pas vous laisser comme ça, et ma sélection de spectacle (qui n’engage que moi 🙂 ) fera l’objet d’un prochain post.

Petite précision : cet article n’est pas sponsorisé (mais, amies compagnies si vous voulez nous inviter ma petite TED, 16 mois, et moi à venir voir vos spectacles, on est preneuses et on parlera de vous ! 🙂 )

Bon festival off 2017 avec bébé !

affiches-off

Revenir sur la pointe des pieds

6238593255_dd11406fbb_b_d

Inutile de préciser que ce n’est pas moi : le slim c’était déjà pas pour moi avant TED, alors maintenant X)

Je sais, vous allez vous dire : « Elle est pas gonflée la Pi de se pointer comme ça l’air de rien, après 6 mois d’absence ! ». Je ne pourrai pas vous blâmer.

Pendant cette longue absence, j’ai continué à vous lire (du moins en pointillé). J’ai quand même raté plein de trucs, je vous ai négligées, je m’en veux. Je m’en excuse.

Disons que dans cette période, j’ai consacré toute mon énergie à « sauver les meubles », comme dirait Miliette.

Les « autres » ont fini par partir au mois de mars, et ça nous a enlevé un vrai poids. Et bien que je ne dorme plus comme avant, que j’aie parfois besoin de Lexom*l et qu’il m’arrive (souvent) de m’assommer au Toplex*l pour réussir à trouver le sommeil (où ça une junkie !?? 😳), globalement, leur départ nous a fait du bien et a fait baisser mon niveau de stress. Mon mari vous dirait que de ce point de vue, ce n’est pas encore la panacée, mais au moins, quand on se couche le soir, on ne redoute plus la nuit totalement blanche et la journée moisie qui suivra inévitablement, à devoir faire face et tenter de rester bienveillante avec TED malgré la fatigue. Cela dit, je regarde les choses en face, et je ne crois pas que je vais régler 15 mois d’insomnies en un claquement de doigt. Patience (Psy et Lexom*l) donc.

Pendant tout ce temps, ma petite TED a bien grandi : elle vient d’avoir 16 mois (déjà). C’est un bébé magnifique (et je suis évidemment hyper objective), très éveillé, curieux de tout, aventurière. Le moins que l’on puisse dire (et des dires des nanas de la crèche) c’est qu’elle n’est pas en retard pour son âge (#FiertéMILK) ! Pour sûr, vu que TED ne sieste pas tellement, elle a tout le temps de découvrir le monde 😉
Elle marche (galope), fait des roulades, mime et imite tout un tas d’animaux (de la girafe à l’abeille) signe des mots et commence à parler (sa dernière acquisition c’est « vélo », parce qu’on a équipé mon vélo d’un siège bébé et qu’on en fait ensemble depuis 8 jours).

Bien que je pourrais continuer des heures, je vais arrêter là sur les capacités formidables de mon merveilleux bébé synthétique : 1) je ne pourrais pas être exhaustive (#MILKKKKKK) 2) ce n’est pas l’objet de ce post et surtout, 3) autant de MILKitude dégoulinante, clairement, ça va vous saouler.

Pour faire court, je la kiffe de plus en plus, et je n’aurais jamais cru aimer autant un petit machin comme ça.

Mais PrincessePi a beau aimer sa TED, il faut reconnaître qu’elle s’est un peu enfermée dans sa vie de Desperate Housemum (copyright moi-même).

Pour rappel, je fais partie des « Mais c’est sûrement ton boulot qui te stresse et te rend infertile, quitte-le, et tes FIV marcheront« .

Je suis donc au chômage depuis plus de 2 ans.

Au départ, je n’aurais jamais cru que cette période dure aussi longtemps. Puis notre problème avec les « autres » a légèrement compromis mes plans (= garder TED 6 mois à la maison, et reprendre une activité pro en septembre 2016, je me rappelle encore de cette conversation visionnaire avec mon mari, enceinte de 3 mois, sur une plage du Cap d’Agde — LOL).

Pour ne rien arranger, à Avignon, un demandeur d’emploi n’a pas le droit à la crèche municipale (il te faut 2 CDI temps plein).

On a donc mis TED dans une micro-crèche privée (bobo, Montessori, bio et surtout à 125m de chez nous). Mais comme la micro-crèche, c’est pas donné (je l’ai dit que je suis au chômage ?), TED n’y va que 2 jours par semaine. Le reste du temps c’est moi qui la garde, à la maison.

Et faudra m’expliquer comment bordel on se remet dans une véritable dynamique de recherche d’emploi, de reseautage, toussa avec dans les pattes un bébé pas tellement fan de la sieste (et accessoirement en dormant 2h par nuit).

Bref. C’est le paradoxe. Je cherche pas à me plaindre, c’est juste pour situer.

Maintenant que « les autres » sont partis, que je vois un psy, et que je pète régulièrement un câble (la charge mentale est bien entendue de la partie), je me suis dit que « PrincessePi Desperate Housemum » ça allait bien mais qu’il fallait que je me reprenne en main (merci les formidables copinautes – qui se reconnaitront – de m’avoir aidée à y voir clair, et à m’avoir dit que mon ressenti était légitime et que vouloir autre chose ne faisait pas de moi une mauvaise mère, bien au contraire).

Dont acte, je me suis inscrite – volontairement – à un coaching avec une boîte privée, spécial « vieux chômeurs en fin de droits » (où je suis la plus jeune, de loin), financé par les caisses de retraite (Agrica, si tu me lis : merci, grâce à toi, je sens que je suis sur la bonne voie). J’ai commencé il y a 15 jours, à raison de 3h par semaine, tous les mardis matin (ça tombe bien, TED est à la crèche le mardi : j’y ai vu un signe de plus. Vous le savez bien que je suis superstitieuse). Je ne sais pas où ça me mènera mais ça me sort déjà de ma routine « bébé, lessives, compotes, ménage, rangement, courses… », ça me fait rencontrer de vrais gens, ça m’oblige à avoir un rendez-vous avec moi.

Ce billet fait donc partie d’un plan global de reprise en main de moi-même (oh pitain, ça fait presque peur dit comme ça).

Mon objectif, c’est d’arriver à me dégager du temps pour moi (me forcer à le prendre, surtout), et passer plus souvent le relai à mon mari ; faire des choses qui me tiennent à cœur et qui me font du bien au corps et surtout au moral : trouver un boulot, me remettre à voir des copines, aller nager, prévoir une fois par mois une soirée en amoureux… et aussi reprendre WP. Parce que des articles j’en ai commencé plein, et ils dorment encore en brouillon dans WP (notamment sur l’allaitement. Je les finirai et les publierai, même si c’est un peu réchauffé maintenant).

En définitive, je trouve que ce n’est pas si facile que ça d’être mère au foyer (pas taper). Fonctionner en vase clos avec son bébé, ça a un côté très chouette, si on veille à ne pas trop s’isoler. Perso, par la force des choses et par le contexte, je me suis clairement encroûtée, et il est temps que je me sorte de tout ça. En avant, toutes ! 💪

Y avoir cru

Je vous rassure tout de suite, bien qu’il semblerait que ce soit la mode, je n’ai pas gertrudé. J’aurais pu y croire, parce que près de 9 mois après la naissance de TED et après 2 mois d’allaitement mixte (et donc avec des interruptions de tétées de plus de 12h), je n’avais toujours pas de retour de couches.

Pour être honnête, en bonne PMette (visiblement, MILK ou pas, on ne perd pas ses bons réflexes), la gertrudade, j’y ai même cru un petit peu. Alors j’ai fait pipi sur un bâton, en allant acheter – sait-on jamais – ledit bâton dans LA pharmacie qui porte bonheur (coucou Miliette, si tu me lis, je sais que tu sais précisément de quoi je parle). Négatif, hein, bien sûr. De toute façon, le seul test pipi qui ait été positif dans ma vie, j’avais 18 ans, j’étais paniquée et… c’était un faux positif.

Bref. Je n’ai pas gertrudé, et finalement, j’ai eu mon RDC  le 11 décembre. 9 mois pile poil après la naissance de TED. Mouahahah. DNLP n’a décidément pas perdu son sens de l’humour.

Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. « Y avoir cru », c’est avoir pensé naïvement que j’étais tirée d’affaire. Dans le dernier billet que j’ai posté… il y a 3 mois (déjà, je sais), je me croyais sauvée. En fait, et certaines s’en sont doutées vu mon silence, qui n’est jamais de bonne augure : la descente aux enfers a continué. Les autres, après une accalmie, ont continué à pourrir nos nuits.

Et surtout… surtout, c’est moi qui suis malade.

Évidemment, le contexte n’aide pas. Avoir des voisins du dessus qui vivent la nuit comme en plein jour, entendre dès 21h (et jusque 5h du matin parfois) des chutes d’objets, des cris, des ruades dans les parties communes, des portes et volets qui claquent… Non clairement, ça n’aide pas.

Mais au bout d’un moment, je me suis demandé si c’était « normal » que ça me rendre dingue à ce point, de cristalliser des insomnies pareilles. Mon mari arrive à se rendormir facilement, lui. Et moi : le cœur qui palpite, la tension à 16/9, des trous de 4 ou 5 heures dans la nuit, l’impossibilité de me rendormir, les crises d’angoisses et les pleurs parce que « put*%£ il est 2h/3h/4h/5h du matin, je ne dors toujours pas et il ne me reste plus que 4h/3h/2h/1h avant que TED ne se réveille » et les journées de maaaarde ensuite, en ayant cumulé plusieurs nuits sans sommeil, et avec ma TED à m’occuper.

Les somnifères ne m’aidaient plus : j’arrivais à m’endormir, mais si par malheur j’étais réveillée (par les autres, oui oui, malgré les boules Qui*s et l’effet du somnifère – ai-je déjà mentionné leur discrétion légendaire ?), c’était pire que tout, j’étais dans un état lamentable. En plein bad trip. Et impossible de me rendormir, je devenais encore plus dingue.

Ensuite, je me suis demandé si je faisais tout ce qu’il fallait pour bien dormir. On a donc commencé à faire chambre à part avec mon mari, histoire de m’assurer le repos (et qu’il puisse dormir aussi, par la même occasion, sans avoir à supporter une hystérique en pleurs qui sanglote dans son lit à 2h du matin). Chambre à part à 36 ans : pathétique, hein ?

J’ai cherché les raisons qui pouvaient me surajouter du stress : ne pas avoir assez marché dans la journée ? avoir eu ma mère – qui m’éneeeeeerve souvent – au téléphone ? ne pas avoir pris ne serait-ce qu’une heure pour moi la journée ? ne pas manger de féculents le soir ? ne pas arrêter les écrans et la lumière bleue 2h avant d’aller dormir ? lire avant de me coucher ? dormir sans chaussette ? (et là, paf, un mythe s’effondre, je sais, toi qui me voyais en princesse blonde sexy. J’assume. De toute façon, je suis brune.).

J’ai pris de la mélatonine, de l’Euphyt*se, de l’homéopathie, du Destr*ss. J’ai fait du yoga, suis allée au hammam, j’ai fait de l’acupuncture. Je crois que j’ai vraiment essayé mille choses.

A la fin, je ne savais plus où j’en étais. Je me suis même demandé si je ne faisais pas une dépression post-partum.

Je suis allée voir une psychologue, conseillée par ma sage femme, puis une autre, celle que je voyais quand j’étais en PMA. J’ai vu aussi un psychiatre spécialiste du sommeil, que Margou m’avait décidée à consulter (merci ma douce).

A chaque fois, on m’a dit « Ce n’est pas un post-partum. Vos habitudes sont bonnes, c’est le stress occasionné par vos voisins, la situation,  le procès en cours qui vous minent. Supprimez les voisins (au sens figuré, hein, il ne s’agit pas – même si l’envie s’en fait réellement sentir parfois – de monter les dézinguer), et tout rentrera dans l’ordre ».

Le psy du sommeil m’a prescrit du Lexom*l à raison d’un 1/4 à 1/2 le soir au coucher. Je me suis refusée à le prendre au départ, mauvais souvenir de dépression, la dépendance, le sevrage… et puis je me suis résignée, parce que j’allais trop mal, parce que ce n’est finalement pas un drame si j’en prends de temps en temps, pour moi, pour TED, pour mon couple.

Je ne prends pas de Lexom*l tous les soirs. Ça dépend de mon état de stress. Je me couche avec 6 Euphyt*se et… je vois. Certains soirs, je m’endors. Certains soir, au bout de 2h à tourner dans mon lit : Lexom*l. Certaines nuits, je ne suis réveillée que 3 fois et je me rendors, seule ou « juste » avec 6 Euphyt*se. Certaines nuits, j’ai un « trou » de 2h et je reprends du Lexom*l.

J’ai compris qu’il fallait peut-être creuser… j’ai demandé un contact à mon acupuncteur (que je vois depuis 6 ans). Il m’a conseillé un psychiatre, un ami à lui, qui ne prenait plus de patients, mais qui a fait une exception. Et là, début janvier, dès la première séance, dans ce cabinet dépouillé au design digne de l’URSS des années 70, avec ce Vieux Monsieur Perspicace, j’ai compris pas mal de choses : les autres ont été un déclencheur. Car ces insomnies ne sont qu’un symptôme. Alors oui, on peut se contenter de traiter le symptôme, prendre des somnifères ou des anxiolytiques, mais si on n’identifie pas LA cause, cette fourbe reparaitra sous une autre forme.

Ce n’est pas un hasard si j’ai commencé à avoir des troubles du sommeil au moment même où je m’apprêtais à devenir mère et l’avenir nous le dira, j’ai le sentiment que ce n’est sans doute pas un hasard non plus si j’ai eu tant de mal à devenir mère. Peut-être pas si inexpliquée que cela, mon infertilité… (non vous ne rêvez pas, au risque de périr brûlée sur le bûcher des PMettes, je suis précisément en train d’accuser le facteur psy dont on nous a si souvent rebattu les oreilles : jetez-moi des cailloux).

Le Vieux Monsieur Perspicace m’a donc aidée à avoir une autre lecture des évènements. Et à bien y regarder objectivement, je crois que mon esprit a déjà traduit ce mal-être à plusieurs reprise par le passé.

Avant-hier, j’ai revu le Vieux Monsieur Perspicace. Et la nuit qui a suivi cette deuxième entrevue, j’ai noirci 3 pages de carnet. J’ai téléphoné ce matin pour prendre un rendez-vous « intermédiaire », pas envie d’attendre 3 semaines. J’ai le sentiment que je vais pouvoir avancer et qu’avec lui, je vais enfin comprendre ce qui se cache tout bas.

J’ai un peu peur de ce que je vais découvrir ; pour avoir commencé à déblayer le terrain avec d’autres psy, je sais qu’il va falloir appuyer là où ça fait mal et au menu il y aura sans doute : ma peur de l’abandon, mon manque d’estime de moi, mon manque de confiance en moi… Miam, quoi d’autre de délicieux encore à découvrir ?

Mais j’ai vraiment envie de comprendre, d’apprendre et de guérir, pour mon couple, pour TED et surtout pour moi.

Vous dire…

fullsizerender1Que je ne vous oublie pas. Que je pense à vous souvent. Que je déplore chaque soir en me couchant de n’avoir eu le temps, entre autres choses, de venir ici, de vous lire, de prendre des nouvelles, de répondre aux mails que vous m’envoyez, de commenter vos articles, de vous suivre régulièrement. Vous qui avez tant compté pour moi, qui avez toujours été là.

Vous dire que même si je suis une piètre copinaute, je n’oublie pas d’où je viens. Jamais. Que j’y pense (souvent) quand je m’énerve (trop) après TED, quand c’est difficile (parfois). Que bizarrement, lorsqu’on est sur le quai, on trouve le temps terriblement long. Et qu’une fois descendue du train avec son bébé dans les bras, il file à toute allure. Ça a beau être d’une banalité affligeante, c’est la simple vérité.

Vous dire que TED va avoir 8 mois et va très bien. Qu’elle me prend littéralement tout mon temps, que m’occuper d’elle à temps plein 5 jours sur 7, c’est un bonheur de chaque instant mais un vrai job, assurément. Que j’ai dû louper une ou deux cases à cocher au labo pour la FIV : j’ai reçu le modèle avec 3 mois de coliques, sérial teteuse et rebelle du dodo par-dessus le marché (mais vous dire aussi qu’elle est trop chou et que donc, je la garde ❤ ).

Vous dire que j’ai pourtant commencé des brouillons d’article que je n’ai jamais pu finir, ni poster, par manque de temps d’abord (j’admire celles qui continuent à avoir une activité blogesque une fois redescendue sur le quai, j’ai juste l’impression d’être nulle de ne pas y arriver) ; par peur de ne pas trouver les mots, ou d’être maladroite, ensuite, parce qu’exténuée et franchement à côté des mes pompes.

Vous dire que je voudrais vous demander pardon (à toi et toi, et toi) si j’ai été naze et que je vous ai blessée par manque de tact, par mon absence ou par négligence. Ou si ce post te blessera ou fera débat. J’essaye de faire de mon mieux pour revenir ici, mais ce n’est certainement pas encore ça…

Vous dire que les premiers mois, j’ai pris une grande grande claque dans la tronche (mawashi geri et bim). La maternité a révélé ce qu’il y avait de meilleur mais aussi de pire en moi. C’est comme si tout était exacerbé. Vous dire que j’ai encore du mal à être ce « nouveau moi » : je n’y étais pas assez préparée et je n’ai pas vraiment eu l’occasion de l’apprivoiser. Je ne suis pas sûre, cette nouvelle version de moi, de l’aimer assez… Mais sois heureuse, bordel. C’est pas si simple en vrai !

Vous dire que j’ai du revoir mon niveau d’exigence à la baisse et me réjouir de simplement réussir à satisfaire mes besoins primaires. Dormir, manger, être propre (et on ne parle pas là du vernis à ongles, non-non, mais d’avoir cheveux + dents lavés). Je n’exagère pas tellement. Pas (seulement) « à cause » de TED-la-vampire-vorace-insomniaque, mais surtout à cause « des autres », ceux qui nous pourrissent la vie, les nuits, la santé et le reste depuis 10 mois. Vous dire que j’ai cru sombrer, devenir folle, un paquet de fois, de nuits entières à entendre, à guetter s’ils n’allaient pas réveiller ma TED, à ne plus pouvoir dormir du tout, pas une seule minute. Que mon corps et mon esprit refusaient de décrocher tellement j’étais fatiguée. Après 8 ans d’attente, les premiers mois de TED auraient du être les plus heureux de ma vie, mais paradoxalement, avec ces insomnies, j’avais juste l’impression de vivre un cauchemar éveillé. Vous dire, c’est malheureux, que ce sont les somnifères qui m’ont sauvée.

Vous dire aussi qu’une poignée de copinautes était là pour un soutien sans faille, que sans ça, sans elles, j’aurais probablement basculé du côté obscur de la force. Impensable, avec mon bonheur dans les bras ? Et pourtant. Heureusement que vous étiez là. Vous dire que je vous remercie du fond du cœur, vous vous reconnaitrez.

Vous dire enfin que je ne cherche pas à vous apitoyer. Que j’ai bien conscience qu’à vos yeux, je n’ai pas d’excuse. Ce sujet est si tabou sur la blogo PMA… A raison. S’autoriser à se plaindre, à se regarder le nombril alors que d’autres galèrent encore ? Comme le dit la pub pour le don de gamète « Acheter 10 kilos de couches par mois, être coupée de ses copines pendant 3 ans… ce serait le plus grand bonheur de Machine et son compagnon ». Je le sais pertinemment. Tout ici explique, mais n’excuse pas. Et tant mieux, car je ne me cherche pas d’excuse.

Vous dire que je ne promets rien, mais que je vais essayer d’aller rattraper un peu mon retard WP bientôt, plus tard ou maintenant…

Vous dire que je vous souhaite sincèrement à toutes le meilleur en attendant ❤