Préparer l’aîné à l’arrivée de bébé [40SA]

Vous allez me dire, à 40SA, il était temps que tu t’en préoccupes, ma grande petite (car oui, vous serez sans doute déçus, mais force est de le constater : PrincessePi est courte sur pattes).

Au premier trimestre, on n’a pas parlé de ma grossesse à TED. Elle nous semblait bien trop petite (18 mois) pour comprendre. Maman avait des nausées, maman était fatiguée et ne pouvait pas trop porter TED, maman n’était pas au top de sa forme, c’est tout.

C’est au deuxième trimestre que, petit à petit, on a commencé à en parler, gentiment, sans rien forcer, parce qu’on ne voulait pas la paniquer. La notion du temps, chez un quasi-deuzans, c’est t51cs4xl-svl-_sy498_bo1204203200_out relatif ; et une grossesse, à son échelle, c’est terriblement long. On a ainsi juste acheté un livre, d’une collection dont elle avait déjà 2-3 titres (petits, pas chers, légers et qui dépannent grandement en cas de bébé hurlant en courses, en voiture ou au restaurant – rayez les mentions inutiles), en support, mais nous ne l’avons jamais « forcée » à le lire, respectant quand elle voudrait qu’on le lui lise.

TED, 21 mois, était en pleine explosion concernant l’acquisition du langage. Vers 25SA, elle a commencé à verbaliser spontanément tout ce qu’elle ferait avec « petit bébé maman », tout en comptant sur ses doigts : « Lire Mozart » (son livre audio préféré), « Donner bibi« , « Dodo avec doudou et tétine » et le fameux « Bébé tout nu, mets habits pyjama body » qui nous a fait beaucoup rire (TED était inquiète du fait que le bébé soit tout nu dans le ventre de maman et en sorte donc tout nu. Vite, vite, le parer de son plus beau pyjama, évidemment).

C’est à peu près à cette période qu’elle a ajouté sa future petite sœur dans le câlin familial rituel du soir avant le coucher « Câlin fort papa, maman, TED et petit bébé » et à faire des caresses spontanément à mon bidon, tout en collant sa bouche sur mon ventre en disant « coucou petit bébé » #fondance #MILKitudeExtrême.

Au troisième trimestre, loi des séries oblige, beaucoup de changement allaient survenir en même temps : déménagement, changement de mode de vie (appartement -> maison), changement de crèche, changement du nombre de jour de garde. Et l’arrivée prochaine de sa petite sœur. Ça faisait beaucoup et j’appréhendais.

À 28 SA, il s’est produit un évènement qui m’a vraiment fait prendre conscience paniquer du bouleversement qu’allait représenter ce nouveau-né pour TED. Elle et moi sommes allées rendre visite à une copine, qui venait d’avoir son bébé. A un moment, pour que ma copine attrape un truc, j’ai pris le bébé, juste quelques instants. Et, sans crier gare, avec ce nouveau-né de 15 jours dans les bras, TED m’a fait une crise de jalousie accompagnée de pleurs à chaudes larmes, avec bras tendus vers moi et tête enfouie dans mes jupons. Elle qui était dans sa période « non pas maman, veux que papa« , c’était inédit.

Alors, on n’est pas complètement niais non plus, hein, on se doute que ce ne sera pas le mode cui-cui les petits oiseaux et on s’attend ÉVIDEMMENT à un cataclysme, avec régression, colères et caprices de la part de TED.

Bien sûr, des fratries il y en a depuis la nuit des temps, mais du point de vue de ma TED, l’arrivée d’un nouveau bébé, c’est aussi, du jour au lendemain, la fin de l’exclusivité de l’attention. En gros, on t’enlève un truc alors que t’as rien demandé. C’est l’apprentissage de la vie, certes, mais c’est un choc aussi, surtout pour ma grande sensible (qui a décrété avec beaucoup de sérieux hier qu’elle avait « peur du beurre » 😂). Je me suis donc dis qu’il fallait un peu déblayer le terrain.

  • Les blogs, les émissions, ma SF

J’ai lu pas mal de blog qui traitaient de ce sujet, ici, ou encore (le blog d’happynaiss que j’aime d’amour et que je vous conseille beaucoup beaucoup – j’ai bookmarqué pas mal de ses articles pour y revenir quand je serai au fond du trou – désespérée – plus tellement bienveillante🤐. Par contre, je préviens, sortez les mouchoirs si vous vous aventurez chez elle, surtout si vous êtes une dinde et donc hormonalement perturbée <3).

J’ai aussi regardé le replay de la Maison des Maternelles « Comment préparer l’aîné à l’arrivée du deuxième enfant ? » Et j’en ai parlé avec ma SF, on a même fait un cours collectif de préparation à la naissance sur « le retour à la maison avec un ainé ».

En gros, j’ai eu à peu près le même son de cloche, et voilà ce que j’ai retenu.

Pour que l’arrivée se passe du mieux possible, on nous conseille de ne pas insister sur « tu dois être drôlement contente d’avoir une petite sœur ! » (et le « malaise » qui pourrait en découler du point de vue de l’enfant, qui a peur de « décevoir » l’adulte car il ne ressent pas forcément cela, du moins, immédiatement) mais plutôt sur « toi, tu sais faire des choses de grande, alors que tu as vu, ta petite sœur ne sait encore rien faire toute seule et donc il faut beaucoup s’occuper d’elle« . Cela permet, à la fois de valoriser le nouveau statut de « grande » et aussi de prévenir que le bébé va prendre beaucoup de temps et d’attention à maman et papa…

D’expliquer aussi que l’amour ça grandit, qu’il y a une place pour tout le monde dans nos cœurs, qu’on va bien entendu continuer d’aimer notre premier bébé – qui restera pour toujours notre bébé – même si un second arrive. Rassurer.

Montrer des photos à l’ainée. Expliquer qu’il a été lui-aussi dans le ventre de maman en premier, le montrer tout petit à la maternité.

Et puis, ce qui revient aussi c’est bien sûr d’essayer, une fois bébé né, tant bien que mal (avec le nouveau petit machin dans les bras, le manque de sommeil et tout le reste), de continuer à consacrer du temps à son ainé. Du temps qualitatif, mieux encore, du temps en tête à tête. Ne pas hésiter à poser le bébé et s’occuper de la grande (le bébé ne s’en souviendra pas, alors que la grande, oui et sera ravie de voir qu’on la priorise encore, malgré tout). J’avoue que ce point-là me fait un peu flipper. Parfois, j’en ai les larmes aux yeux (hormones de grossesse, le retour). Je sais bien qu’on fera du mieux qu’on pourra, avec les moyens qu’on aura. Mais qu’il faudra être vigilant.

  • Les livres

On a acheté 2 autres bouquins et toujours sans forcer les discussions, ni les lectures, j’ai expliqué un peu plus, au fur et à mesure des questions de TED. Je la laisse nous demander quand elle veut lire un de ces livres.

il-y-a-une-maison-dans-ma-maman « Il y a une maison dans ma maman » – de Giles Andreae (Auteur), Vanessa Cabban (Illustrations) (j’ai chialé en le lisant toute seule la première fois, hormones de grossesse le re-retour). Celui-là a beaucoup de succès, j’adapte un peu l’histoire pour la faire coller à notre réalité. TED le réclame régulièrement aussi pour l’histoire du soir.

 

Et, conseillé par ma sage-femme, un livre très bien conçu avec ses transparents (quoi que bien ringard sur les illustrations), que TED a réclamé que je lui lise 5 fois de suite la première fois 😅

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« Mes premières découvertes Galimard – Le bébé » – Danièle Bour (Illustrations) (les fans reconnaîtront l’illustratrice de Petit Ours Brun). Ce qui est intéressant, c’est ce jeu de transparents qui montre par exemple le ventre de la maman tout rond, et le bébé dans le couffin quand on tourne la page, ou encore le bébé au sein de sa mère/le bébé au biberon dans les bras de son père, etc…

Pas plus tard que ce matin, j’ai trouvé TED en train de lire ce livre seule et de le commenter « Ca y’est bébé il est né, tout petit. Fais dodo petit bébé. Et ventre maman tout plat maintenant ! » (si seulement ma chérie, si seulement. Bon ça va, même celui de Kate Middleton pendouille un peu !).

  • Le choix du doudou

C’est un grand classique, vu et revu : on laisse le soin à l’ainée de choisir le doudou du bébé. Pour ne pas que ça parte dans tous les sens, nous avons fait une présélection de 4 doudous qui rassemblaient nos critères de taille, « lavabilité », prix. Capture d_écran 2018-04-27 à 15.54.59

J’ai copié les images côte à côte sur un doc et on l’a montré à TED, en lui disant que c’était elle qui allait avoir le privilège de choisir le doudou pour sa petite sœur et que c’est elle qui l’apporterait à la maternité pour lui donner. Immédiatement, et absolument sans aucune hésitation, elle a choisi la pieuvre. On l’a commandée. Quand elle est arrivée, TED a dit, toute fière « Doudou pieuvre pour petite sœur ! TED choisit« . On l’a lavée et TED va vérifier régulièrement qu’elle est bien dans le berceau, la prend parfois dans ses bras, lui parle, puis la repose dans le berceau.

  • La boîte à grande sœur

C’est un concept qui existe depuis un moment : on prépare une boîte pleine de surprises pour l’aîné et on lui donne à la maternité, ou bien le papa lui donne pendant que maman est à la maternité. Certains préfère dire à l’ainé que c’est le bébé qui offre, qu’il est venu avec des cadeaux pour l’aînée. Étant donné qu’on ne pourra pas tromper mon génie (vu la taille de la boîte et la forme de mon ventre, impossible qu’elle se trouve à l’intérieur), nous avons décidé de lui donner sans lui « mentir » sur l’origine. Ce sont des cadeaux pour elle, point.

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A l’intérieur, j’ai rassemblé plein de petites choses qu’elle aime, pas trop chères, shoppées sur Amaz*n, Zeem*n, Acti*n ou Centrak*r, et qui pourront l’occuper à la maternité (parce qu’un nouveau-né, c’est bien, mais ça va l’intéresser 5mn, quoi).

Je n’ai volontairement pas fait un thème spécial « tu deviens l’ainée » : des gommettes, une valisette d’autocollants repositionnables, ses premiers bijoux fantaisie, un livre de coloriage, 2 livres (« Une petite sœur ça sert à quoi ?« , pour prévoir un petit peu le retour à la maison et « Petit lapin blanc à la piscine », car TED a une passion pour les bébés nageurs, mon petit poisson), une patrouille de véhicule de pompiers, un porte bébé pour son poupon, du chocolat, des petits puzzles…

  • La (pseudo) poutre du temps d’inspiration Montessori

Ces derniers-temps, TED nous disait tous les matins « tout à l’heure papi mamie venir voir TED, papa maman avec docteur à maténité pour petite sœur« . On lui disait que ce n’était pas prévu pour aujourd’hui, mais elle avait l’air un peu anxieuse.

Pour l’aider à se repérer dans le temps, j’ai donc bricolé vite fait une pseudo poutre du temps Montessori le week-end dernier. Un mix entre le vrai truc Montessori et le DIY d’une blogueuse : MamanLouve. J’ai moi aussi utilisé les illustrations de la talentueuse Céline, du blog Kopines que j’ai remanié un peu à ma sauce parfois.

J’ai prévu pour la date exacte du terme, avec un séjour maternité de 4 jours, mais Papa pourra aisément adapter en fonction de la réalité des dates, car tout est collé à la Pataf*x (et que j’ai imprimé des images de rab, même si j’ai toujours l’espoir d’avoir une voie basse cette fois !).

Non visible sur les photos, j’ai rajouté des symboles/images de son quotidien pour se repérer (son sac à dos pour les jours de crèche, une photo de nous 3 pour les jours fériés et les weekend, un livre pour le jour de la bibliothèque, un canard pour le jour où on va au parc nourrir les canards, une photo d’elle et papa pour les jours où je serai à la maternité etc…) et surtout, la photo de papi et mamie + celle du doudou pieuvre (ce qui intéresse le plus TED ;)).

La première fois, je lui ai expliqué le déroulé. Elle m’a répondu « encore raconter venir petite sœur », j’ai repris. Je crois qu’elle a bien compris le truc, et dès qu’elle a vu l’illustration de la dinde elle s’est exclamée « maman de TED avec gros ventre, petite sœur grandit dedans d’abord« .

Nous avons accroché la poutre du temps dans la chambre de TED, à sa hauteur, et chaque matin, TED déplace la pince à linge sur le jour (ET colle une gommette, elle a une passion pour les gommettes).

Honnêtement, depuis que la frise est là, on la trouve biennnnn plus détendue. Et les « aujourd’hui venir papi mamie » ont cessé. Même si elle est encore petite, et ne comprend certainement pas tout, elle « visualise » le jour qui approche, et les étapes. Quelque part, je pense que ça la rassure. Elle se repère plutôt bien, réclame à coller sa gommette tous les matins. Ce matin, elle a regardé la case du jour, j’avais dessiné un livre et elle a dit « aujourd’hui bibliothèque avec maman et avec papa ».

 

Voilà ce que nous avons mis en place pour préparer notre ainée à l’arrivée de sa petite sœur. Je ne dis pas que c’est parfait, encore moins que c’est indispensable. Et on verra bien comment on s’en sort quand bébé viendra, comment TED réagira, bref, comment on vivra ce chamboulement. J’ai hâte et j’ai peur à la fois ! J’avoue que j’ai un peu de mal à réaliser que dans 15 jours maximum (je prends le cas le pire, hein, la césarienne à 41SA+6, comme pour TED ;)), on sera 4 !

Et vous ? qu’est ce que vous avez/aviez mis en place pour aider votre ainé(e) à se préparer à accueillir bébé ? au séjour à la maternité ?

En attendant, Galipette va très bien, et malgré un col long fermé postérieur de 40mm hier matin, Dr BeauGosse a parlé de « bonne présentation clinique » et nous a dit qu’on se revoyait en salle d’accouchement ! Voilà, y’a plus qu’àààààà !

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Faire le palmarès des RALC [38SA+5]

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Mon dernier article date de décembre. Hum Hum. 38 SA + 5 aujourd’hui, cette grossesse est donc passée à la vitesse de l’éclair.

Je vous avais promis le palmarès des RALC auxquelles on a eu droit quand on a annoncé qu’on attendait Galipette (ou que les gens ont bloqué sur mon bide). Parce qu’on ne va pas se leurrer, les fertiles s’en sont évidemment donné à cœur joie. Tu penses, l’occasion était trop belle pour ne pas en profiter pour étaler tout son savoir de fertile avec VAE infertilité, option « la fille de la voisine de ma boulangère ».

  • La toujours sympa

« Comme quoi, il a suffit d’une grossesse et ça vous a débloqués »

Ça fait toujours plaisir d’apprendre qu’aux yeux de ceux-là, on était « bloqués » mon mari et moi. Sympa les potos, les coincés de la braguette vous remercient. Bisous bisous !

  • La logique à toute épreuve

« C’est LOGIQUE, vous vous apprêtiez à refaire de la PMA pour le 2ème et …PAF ! »

Et PAF… ça a fait des Chocap*c. C’est quand même formidable, on a trouvé la technique. Oyez oyez ! Que toutes les PMettes qui ont eu un premier par FIV se réjouissent : il suffirait donc de se préparer à remettre le couvert pour tomber de nouveau enceinte !

  • La classique

« C’est normaaaaal / je le savais / c’est qu’entre TED, les travaux, le déménagement, la vente de votre appart, ton coaching avec le cabinet de conseil : vous avez arrêté d’y penser« 

Alors ok, je suis « juste » légèrement OPK, et mon mari « juste » légèrement subnormal. OK, on est bien des infertiles inexpliqués. Mais je t’assure que pendant 8 ans, il y a eu des occasions où on est partis en vacances (même loin, même longtemps) / où on a arrêté d’y penser / où on a été bien occupés et que ça n’a pas « marché » pour autant.

Et puis là, typiquement, on s’apprêtait à faire un TEC. Donc c’était à l’ordre du jour quand même. Donc on y pensait, tu vois.

Mais ça fait toujours plaisir qu’on nous renvoie encore dans les dents que depuis tout ce temps c’était simplement dans la tête. Les psys que j’ai vus tout ce temps seraient RA-VIS de savoir qu’ils étaient incompétents.

  • La « je-sais-tout »

« Oh mais c’est TOUJOURS comme ça ! Regarde, la fille de la cousine de ma coiffeuse, pareil ! Et la femme de la collègue de bureau de mon mari, aussi ! On en entend partout des histoires comme la votre »

Évidemment, ces statistiques de haut niveau se basent sur des faits réels, concrets et éprouvés. Ils omettent « juste » la majorité silencieuse : ceux qui ont galéré pour le premier et qui pourtant ne gertrudent pas ensuite, ceux qui ont une infertilité constatée médicalement et qui auront beau « essayer », ne pourront techniquement jamais gertruder.

  • La « J’ai fait médecine, moi, madame »

« Et je parie que tout va bien ? Tu sais, les problèmes que tu avais eus pour ta première grossesse (aka les kystes aux plexus choroïdes et l’artère ombilicale unique) c’était uniquement parce que c’était un embryon de laboratoire. »

Écoute, je suis ravie de constater que tu as fait médecine entre la poire et le fromage, et que tu as réalisé une étude comparative sur les anomalies anatomiques des embryons issus de FIV ICSI vs les autres. Dorénavant, je t’appellerai pour tous les petits bobos que j’ai, afin d’avoir ton diagnostic. Trop pratique d’avoir un toubib qui s’y connaît dans son entourage proche !

  • La super blessante (et, palme d’or : elle est venue inopinément de… ma mère !)

« C’est génial, car au moins, celle-là, elle aura été faite comme il faut ! »

J’avoue, quand elle m’a sorti ça, j’ai buggé. J’aimerais bien savoir (ou pas, hein, parler de sexe avec ma mère, très peu pour moi), c’est comment « comme il faut ? » Qu’est-ce qu’elle en sait ma mère ? Peut-être que la conception de Galipette c’était à l’arrache, en deux-deux sur un coin de machine à laver, même pas épilée (moi, pas la machine à laver ; suis un peu bord*l) et avec zéro préliminaire ? 😝

Alors ok, je suis pas allée vérifier en personne, mais l’équipe labo qui s’est occupé de notre FIV ICSI pour TED, je suis sûre qu’ils ont fait comme il faut, hein, avec des gants, un microscope, dans un endroit stérilisé et tout et tout.

Et entre nous, faite « comme il faut » ou pas, plus je regarde TED grandir, s’épanouir, rire, parler, nous surprendre et faire toutes ces choses trop mignonnes et épatantes qui la rendent totalement unique, plus je me dis que je n’aurais pas voulu d’une autre TED.

Il y a 8 ans, quand j’ai fait ma GEU, ça n’aurait pas été cet embryon , elle.
Ça n’aurait pas été elle non plus quand j’ai fait ma FC, ou pour tous ces échecs sur cycle naturels, d’IAC, de FIV, de transfert…

C’est elle, elle est là, elle est merveilleuse et rend notre vie trop jolie. Non, je n’aurais définitivement pas voulu d’une autre histoire ❤️

Être à mi-chemin et changer d’origine [20SA+3]

halfway20 SA+3, je suis donc à la moitié. Eh oh, je te vois rire, toi au fond. Ok ok. Pour TED, je suis allée à 41 SA+6 (voire 42 SA, rapport à 2016 bissextile), et donc que peut-être je ne suis pas exactement à la moitié. Mais bon va pas chipoter.

A la moitié théorique de cette grossesse, donc, et jusqu’à la semaine dernière, pas une seule photo de bidon. Pourtant, on ne peut pas le rater mon bidon justement : je suis « comme » à 30 SA de TED 😱. (Si-si j’ai regardé les photos. J’aurais peut-être dû faire des abdos après TED🤔 …)

Je culpabilise un peu (on l’a déjà dit ici qu’il m’était assez simple de culpabiliser, non ? et m’auto-flageller aussi, j’adore, c’est mon truc) : j’ai l’impression de ne pas accorder autant d’importance à Galipette que je n’en n’accordais à TED.

Je ne sais pas pourquoi : la faute au temps qui me manque ? Au fait que pour une deuxième grossesse (gertrudée ou pas, théorie vérifiée auprès de pas mal de femmes de mon entourage), on est un peu moins « centrée sur soi » ?

Bon, OSEF, ce n’est pas l’important tout ça. J’y pense puis j’oublie.

Jeudi 30 novembre avait lieu la visite du 4e mois. Dr BeauGosse [début parenthèse fashion] taquin dans sa chemise en velours côtelé violette [/fin parenthèse fashion] nous a fait mariner pendant 10 minutes pour nous annoncer le sexe de Galipette, alors qu’en regardant après coup les photos qu’il avait prises pendant l’écho, on voyait clairement les bourgeons parallèles (genre je me la pète, mais en vrai, ce sont les copinautes qui m’ont tout appris) dès le premier cliché 😉

Galipette est donc une fille ! A la question que tout le monde m’a posé (ou presque) : NON on ne préférait pas un garçon. Un miracle en bonne santé, c’est tout ce qu’on demande, fille ou garçon, peu importait vraiment.

Et puis, je suis ravie à l’idée de ressortir les petites robes à fleurs de TED, et mon mari de se rêver tel un coq en patte au milieu de 3 princesses (il ne se rend pas compte qu’en vrai, on va le faire tourner en bourrique, sinon c’est pas drôle). Je suis contente de faire un doublé, et je me sens SUPER rebelle (autant dans ma fratrie que celle de mon mari, c’était le même schéma : fille puis garçon) 🤘

J’avais rêvé 2 fois que Galipette était un garçon, mais je n’avait pas plus de conviction que ça. Vous allez me demander pourquoi je n’avais pas ressorti la super méthode pour calculer le sexe du bébé comme pour TED ? En toute honnêteté, je n’y ai juste pas pensé (quand je vous dis que : 1/ je me regarde moins le nombril pour cette grossesse 2/ le mononeurone est de retour). En plus, le lien de la calculette est HS (youhouh bravo le webmaster de JeSuisEnceinte Magazine de ne pas avoir fait toutes les redirections !), mais comme je suis pas trop rancunière, je remets le lien.

A l’occasion de ce rendez-vous, Dr BeauGosse m’a remis les résultats du tritest. Je n’aurais jamais pu, pour TED, rester ainsi 6 semaines sans harceler la secrétaire, à attendre, patiemment, qu’il me remette les résultats en mains propres. Il faut croire que : soit j’ai fait de véritables progrès en terme de lâcher-prise et sérénité, soit c’est +1 pour « je me regarde beaucoup moins le nombril ».

Ce tritest était… marrant. En l’espace de 2 ans, je suis passée d’une origine « caucasienne » à une origine « caucasienne/afrique du nord » 😉 pourtant j’arborais mon authentique teint de porcelaine pas maquillé (je blague hein, la promesse du teint magnifique et des cheveux soyeux de la dinde, c’est juste une arnaque chez moi).

Petit rituel, comme pour TED, on a acheté une boite à musique à Galipette. TED avait eu « La vie en rose », pour Galipette c’est « Une chanson douce ». C’est notre jingle pour l’haptonomie (le soir, avant de dormir, quand TED est couchée, quand on n’est pas trop fatigués, quand on y pense, qu’on lui raconte notre journée et qu’on lui parle, à 2 voix et 4 mains…).

TED ne comprends pas tout, évidemment. Mais elle répond « petit bébé » à la question « qu’y-a-t’il dans le ventre de maman ? ». Si elle me voit prendre mes vitamines de grossesse au petit déjeuner, elle s’exclame systématiquement « hopathie maman pousse bébé », ce qui dans son langage à elle signifie « homéopathie de maman qui fait pousser le bébé ». Et mignonnitude absolue : elle pose parfois spontanément la main sur mon bidon en disant « petit bébé maman » ❤

Entre le présent article et mon dernier, il y a aussi eu les annonces à nos familles, amis, proches. Et son florilège de RALC liées à la gertrudade… Ce sera peut-être l’objet d’un prochain article, car croyez-moi, on en a eu des gratinées !

Faire des galipettes

Lundi, après avoir laissé notre TED à une nouvelle baby-sitter 😱, et avoir enfilé un tee-shirt jaune pour moi et LA chemise porte-bonheur pour mon mari, on s’est rendus chez Dr BeauGosse pour la fameuse écho T1.

Dr BeauGosse nous attendait seul dans son cabinet, romantique [debut parenthèse fashion] dans sa chemise Soulei*do en fin velours côtelé, rose à plumetis parme [/fin parenthèse fashion].

On n’a pas perdu une seconde (enfin si, j’ai dû passer sur la balance ;)), on a donné notre clé USB et on est passés en salle d’écho, je retenais mon souffle.

Clarté nucale à 1,2mm. Tout va bien, un bébé avec deux petites mains, deux petits pieds et qui n’arrête pas de faire des galipettes ❤️

Voilà, le miracle est vraiment là. 

On est passés au labo dans la foulée (même bâtiment, 2 étages en dessous, pratique), ric-rac, un quart d’heure avant la fermeture, pour faire la prise de sang du tritest. Quand on était en salle d’attente, le biologiste est sorti de son bureau pour aller faire le point de fin de journée avec les secrétaires de l’accueil. Je ne l’avais pas revu depuis le rendez-vous d’entrée en PMA dans ce centre, en 2013, je crois.

En nous voyant en salle d’attente, il a demandé « je les connais, non ? » et la secrétaire lui a répondu que oui, qu’on avait eu notre premier enfant ici, au labo, grâce à une FIV. Et qu’on revenait pour une deuxième grossesse. « nouvelle FIV ? » il a demandé. « non, spontanée cette fois ! » a répondu la secrétaire. Et il nous a regardé, l’air étonné, et il a souri.

Le soir même, en regardant les vidéos et les photos sur l’ordi, on a décidé de surnommer le miracle Galipette. Pour un bébé couette qui fait des roulades, c’est l’idéal, non ?

S’ôter d’un doute

Lundi 25 septembre, c’était donc le grand jour. 21 dodos et j’avais survécu. Dingue. J’avais dégainé mon débardeur jaune pour l’occasion. Oui. Comme pour TED, petit rituel. On ne se refait pas, PrincessePi est supersticieuse, tu le sais.

Avant le rendez-vous, on avait décidé de cet après-midi de congés pour se faire un ciné en amoureux (« Otez-moi d’un doute », fort bien, surtout la Ben&Jerr*s qui l’accompagnait). A peine stressés, mon mari et moi nous sommes présentés avec 10 minutes d’avance au rendez-vous avec Dr BeauGosse.

Dans l’ascenseur, je tremblais un peu, j’avais la nausée, et j’ai englouti un Caramb*r. Note pour plus tard : jamais de Caramb*r avant de devoir prendre la parole, c’est long à manger et ça colle aux dents, espèce de dinde mononeurone.

Chose rare : Dr BeauGosse [Début point fashion] élégant avec sa chemise gris perle et son jean brut [/fin point fashion] était en avance sur ses RDV, et on n’a pas eu le temps de s’asseoir que c’était déjà notre tour.

En entrant dans son bureau, je lui serre la main en plaisantant et m’excuse pour le Caramb*r qui m’empêche à peine de parler.

On s’asseoit et Dr BeauGosse de me dire « Eh bien alors, madame Pi, qu’est ce que vous m’avez fait ? »
Moi, toujours sur mon truc qui colle aux dents : « ?! Le Caramb*r ?
– Mais non ! »
Moi, d’un coup, ça fait tilt : « Ahhh ! tomber enceinte naturellement ?
– Mais ouiiiiiii ! »

C’était drôle, il avait l’air vraiment content pour nous. On a parlé du contexte, il était stupéfait (mais pas trop, à deux doigts de la RALC sur « suffisait de pas y penser » ;)) Il ne nous a pas fait attendre plus longtemps et on a filé direct à l’écho (youpi, enfin, mon endo chattale !).

2,5cm et un petit coeur qui bat, estimé à 9SA+2 ❤

Stupéfiant. C’était donc vrai, j’ai gertrudé.

Encore une fois, on l’a trouvé mignon notre Dr BeauGosse à regarder l’écran ému en disant l’air poétique « c’est magnifique quand même, non ? ». C’est un romantique, le Dr BeauGosse et il arrive encore à être émerveillé de son métier.

Dr BeauGosse a fait la déclaration de grossesse et m’a remis le sésame (le fameux dossier avec la belle photo de ventre de dinde N&B dessus, toutes les dates, les ordonnances, la photo du Miracle Stupéfiant).

On est sortis un peu abasourdis. Next step, l’écho T1, le 16 octobre (à 12 SA+2). Encore 13 dodos. Ça va aller, ça va aller.

En attendant, PrincessePi ne se rappelait pas comme c’est fatiguant d’être une dinde en premier trimestre. D’avoir la nausée 24h/24, d’être toute gonflée du ventre dès qu’elle mange, de se réveiller 3 fois par nuit, de se coucher le soir comme une mamie à 20h30. Quoi qu’un premier trimestre avec une TED dans les pattes n’y est sûrement pas pour rien…

Avoir été mal habituée 

La dernière fois que je suis venue ici j’espérais avoir dans la semaine une petite écho vite faite qui confirmerait le miracle (ou pas) et me permettrait de redécouvrir les joies des endo-chattales.

Hahahahaha.

Faut croire qu’en tant que PMette, j’ai été mal habituée.

Quand j’ai eu Lolo, la secrétaire du Dr BeauGosse, au téléphone et qu’elle m’a annoncé, après avoir pris son disque à calculer, 21 jours d’attente avant une écho, j’ai cru que j’avais mal entendu.

Whaaaat ? 21 (VINGT ET UN) jours ?

J’ai fait répéter la date, puis j’ai demandé assez naïvement « Rien avant ? » qui sous-entendait « Steuplait LoLo, vas-y, on se connaît bien, on en a vécu des trucs ensemble ! ».

Non ma petite dame, sachez que 9SA (environ) : c’est la date normale d’une écho de datation classique pour une grossesse spontanée. Pas d’écho de datation précoce dans votre cas, vos dosages sont rassurants. Épicétou.

Dingue. En raccrochant, j’ai d’abord pleuré (si-si, mettez ça sur le compte de la tension, des hormones ou de mon côté princesse capricieux). J’ai pleuré, donc. Genre 10 secondes. Et puis… je me suis ressaisie et je me suis dit que si les fertiles y arrivent, pourquoi pas moi et que ça serait un formidable exercice pour bosser mon lâcher-prise. 21 dodos, fastoche. Mon psy va pas en revenir jeudi.

Alors depuis ? Ben je le vis plutôt bien.

J’ai quand même eu une petite rechute au bout de 5 jours -j’avoue-, et je n’ai pas pu m’empêcher de faire un mail à LoLo pour lui demander si on ne se ferait pas quand même un petit test pour la toxo, vu que je suis négative et que la dernière PDS remonte à mai. Elle m’a répondu de me relaxer et qu’on verrait tout ça le 25/09.

Me relaxer. Voilà voilà.

Je sais pas si on peut dire que je me suis relaxée (avec TED – 18 mois – dans les pattes qui répète 37 fois – véridique, ce matin j’ai compté- « bébé » entre 6h24 et 6h37 pour appeler/chercher son poupon Cor*lle que j’ai délibérément planqué la veille car son insupportable odeur de vanille me file une gerbe magistrale) mais en attendant, je le vis pas trop mal. Je suis crevée et je me couche avec les poules (ou presque). J’ai des nausées terribles, sans discontinuer, H24, comme pour TED, mais pas de vomissements (pour l’instant). Au quotidien et je suis une vraie loque qui ne sert à rien, mais mon mari est un gentleman et prend adorablement le relai quand il est là (voire se lève la nuit et gère solo si TED se met en mode insomnie ❤️ j’ai beaucoup de chance). Je le vis donc pas trop mal et j’attends.

J’ai même trouvé que j’avais super bien géré le camouflage lorsque mes parents sont venus nous rendre visite une journée. Il faut dire que ma complice, TED, a parfaitement fait diversion d’attention et j’ai réussi le triple exploit de :

  1. cuisiner un truc (bon) toxo free et listeria free (et gluten free)
  2. faire semblant de boire du vin et
  3. esquiver discretos l’étape du fromage.

Je pensais que j’avais super bien géré jusqu’à ce que ma mère me fasse suivre le lendemain le concours Petit Bateau pour gagner une valise de maternité. De deux choses l’une, soit elle plane, soit j’ai été démasquée. Je fais le canard et j’attends de voir. Hors de question d’en parler. On ne se refait pas.

Je ne me projette pas, je me dis qu’on verra bien. Mon mari et moi, on en parle mais par nom de code, rien de plus. Encore 7 dodos. On verra bien si miracle il y a.

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Gertruder

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Merci à mon ami Google de m’avoir rappelé que Gertrude, c’est aussi ce fabuleux personnage de Robin des bois…

Préparez les cailloux, car il semblerait que ça me soit arrivé (aussi). Je conjugue au conditionnel parce que ça me semble encore un peu surréaliste.

Depuis mon retour de couches en décembre 2016, mon mari et moi pensons sérieusement à un deuxième. Oui, nous les grands malades heureux parents d’une TED de presque 18 mois certes adorable, mais peu dormeuse, on se dit qu’il ne faut pas tarder.
 Au delà de l’envie : parce je vais avoir 37 ans et aussi parce qu’on a peur de ne pas survivre à un deuxième petit machin hurlant si on attend de se remettre complètement du premier.

Depuis le RDC donc, on « essaye » vaguement mais sans grande conviction et avec un contexte personnel compliqué (entre voisins relous – bébé insomniaque – achat de maison – travaux – revente d’appartement – fin de droit chômage – reprise en main de ma vie – et PrincessePi junkie insomniaque) qui ne favorise pas tellement le poneyage.

On ne se faisait pas tellement d’illusion ; infertilité inexpliquée certes, mais après 8 ans sans pilule, seulement 2 grossesses spontanées (et foireuses) : peu de chance que le gertrudage nous arrive, à nous. Pas d’ambiguïté : c’est logique, on repasserait donc par la PMA. Et grâce aux 2 paillettes de 2 blastos qu’il nous reste au labo, on a la chance de pouvoir envisager une PMA light.

On est d’accord d’emblée : 2 potentiels TEC à tenter, et si ça ne donne rien, pas de FIV, nous resterons à 3, conscients de la chance inouïe d’avoir déjà notre TED qui nous comble de bonheur.

Reprendre les traitements « lourds », les AG, les ponctions, les risques d’hyperstim, les transferts… Pas le courage, surtout avec TED dans les pattes (j’admire celles qui y arrivent, et j’assume : je suis devenue une lopette des protocoles).

Au mois de mai, on revoit Dr BeauGosse [début de la parenthèse fashion – avouez, ça vous avait manqué !] qui porte la même chemise orange que le jour de la naissance de TED [fin de la parenthèse fashion], pour parler de planning et de TEC. Il me fait les ordonnances, me donne la feuille de suivi de stim, prise de sang et spermoculture, on y va.

Fin juin, à J1, je contacte Lolo, la secrétaire de mon gynéco, et je comprends que, vu les dates de mes J1 et les vacances de Dr BeauGosse, si je ne veux pas avoir à faire à son remplaçant pour le TEC, il vaut mieux qu’on « attende » le cycle du mois d’août.

On n’est pas à 2 mois près et on veut notre mentor : on décide d’attendre.

Lors de la visite postnatale (celle où on est censé parler stérilet, pilule et tutti quanti), Dr BeauGosse avait plaisanté « Je ne vais pas vous embêter avec la reprise d’une contraception. Chez vous, vu le contexte, ça relèverait du miracle ! ».

Un miracle s’est donc produit puisqu’il semblerait que je sois devenue hyperfertile. Si-si.

Honnêtement (préparez une nouvelle poignée de cailloux), je crois que le mois dernier on a du faire du poney 3 fois. Même pas 3 fois dans la « fenêtre de tir » (présumée, car j’ai des cycles entre 27 et 35 jours), non. 3 fois EN TOUT (j’entends d’ici les quolibets, oui-oui je sais, à même pas 37 ans, c’est pathétique). Et pourtant.

Et pourtant, lundi matin, toujours pas de J1. Je suis à J38, j’ai eu mal au ventre toute la nuit et je n’ai aucun symptôme de grossesse, mais pour en avoir le cœur net, je me dis que je vais faire un TG.
Il m’en reste un, il périme en octobre. Ça tombe très bien.

Je vous passe TED qui, ne comprenant pas que pour une fois elle ne puisse pas me suivre jusque dans les toilettes, hurle « mamaaaaa ! » en tapant sur la porte de la salle de bain et moi qui en fait tomber le gobelet dans les toilettes. Rinçage de gobelet, essuyage de gobelet, c’est reparti.

Même pas eu à attendre les 3 minutes. Positif. Whaaaaaat ?

Je vais au radar dans la cuisine, je tapote sur l’épaule de mon mari et je lui tends le test. Stupéfaction. Sourires.
On n’en revient pas.
Ça doit être un faux positif, hein, forcément.

J’appelle le secrétariat de Dr BeauGosse, la remplaçante de LoLo me faxe une ordonnance.

Je fais la prise de sang dans la matinée.

Les résultats tombent. 5884 Ui/L. Bordel. J’ai gertrudé. Moi ? Surréaliste.

48(45)h après, mercredi, je refais un dosage. 9443 Ui/L.

C’est juste dingue.

Surtout avec le mois intense qui vient s’écouler, on a été occupés, préoccupés, fatigués, énervés, TED s’est mise à faire des trous de 2-3h la nuit 🙄(avec le recul je me dis que ceci explique peut-être cela). J’ai parfois pris du Lexom*l, j’ai bu de l’alcool (encore la veille du TG !). On n’a pratiquement pas fait de poney, on a même failli divorcer 3 fois !
Et moi, j’ai gertrudé.

Mon psy – le Vieux Monsieur Perspicace – m’a dit hier que ce gertrudage ne l’étonne pas (bon, en vieux sage, il n’emploie évidemment pas ce terme). Que ce n’est pas un hasard si ça arrive maintenant.
Il dit que ce n’est pas (que) dans la tête. Mais que c’est la preuve pour lui qu’un changement, qu’il avait détecté lors de notre rendez-vous fin juillet, a commencé à opérer en moi, en terme de lâcher-prise. Peut-être. Moi je suis juste stupéfaite. 8 ans d’infertilité et rien ; 7 mois après le RDC, Gertrude ?

Entre temps, les nausées ont fait leur apparition. C’est bien le seul truc qui me rassure un peu (ou, c’est selon, qui m’empêche de dormir si elles disparaissent) car je n’ai ni les seins tendus, ni aucun autre symptôme.

Donc, je me remets à psychotter. On ne se refait pas. Je me suis longtemps tâtée à écrire cet article, par superstition. On ne se refait pas. J’ai voulu calculer si l’évolution du taux était correcte. Ça ne marche plus sur FIV.fr (?), mon mari nous a trouvé un autre site pour interpréter les dosages de bHCG (je vous mets le lien, il est pas mal !). Tout à l’air « normal », mais je ne me projette pas, un virage après l’autre. On ne se refait pas. J’ai bien le temps de stresser jusqu’à la prochaine étape. On ne se refait pas !

La prochaine étape, justement : j’attends demain lundi le retour de LoLo, la secrétaire de Dr BeauGosse, pour caler une petit écho (dans la semaine si possible), histoire de me rassurer… et aussi parce qu’une bonne endo-chattale, faut avouer que ça commençait un peu à me manquer.