Faire des galipettes

Lundi, après avoir laissé notre TED à une nouvelle baby-sitter 😱, et avoir enfilé un tee-shirt jaune pour moi et LA chemise porte-bonheur pour mon mari, on s’est rendus chez Dr BeauGosse pour la fameuse écho T1.

Dr BeauGosse nous attendait seul dans son cabinet, romantique [debut parenthèse fashion] dans sa chemise Soulei*do en fin velours côtelé, rose à plumetis parme [/fin parenthèse fashion].

On n’a pas perdu une seconde (enfin si, j’ai dû passer sur la balance ;)), on a donné notre clé USB et on est passés en salle d’écho, je retenais mon souffle.

Clarté nucale à 1,2mm. Tout va bien, un bébé avec deux petites mains, deux petits pieds et qui n’arrête pas de faire des galipettes ❤️

Voilà, le miracle est vraiment là. 

On est passés au labo dans la foulée (même bâtiment, 2 étages en dessous, pratique), ric-rac, un quart d’heure avant la fermeture, pour faire la prise de sang du tritest. Quand on était en salle d’attente, le biologiste est sorti de son bureau pour aller faire le point de fin de journée avec les secrétaires de l’accueil. Je ne l’avais pas revu depuis le rendez-vous d’entrée en PMA dans ce centre, en 2013, je crois.

En nous voyant en salle d’attente, il a demandé « je les connais, non ? » et la secrétaire lui a répondu que oui, qu’on avait eu notre premier enfant ici, au labo, grâce à une FIV. Et qu’on revenait pour une deuxième grossesse. « nouvelle FIV ? » il a demandé. « non, spontanée cette fois ! » a répondu la secrétaire. Et il nous a regardé, l’air étonné, et il a souri.

Le soir même, en regardant les vidéos et les photos sur l’ordi, on a décidé de surnommer le miracle Galipette. Pour un bébé couette qui fait des roulades, c’est l’idéal, non ?

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S’ôter d’un doute

Lundi 25 septembre, c’était donc le grand jour. 21 dodos et j’avais survécu. Dingue. J’avais dégainé mon débardeur jaune pour l’occasion. Oui. Comme pour TED, petit rituel. On ne se refait pas, PrincessePi est supersticieuse, tu le sais.

Avant le rendez-vous, on avait décidé de cet après-midi de congés pour se faire un ciné en amoureux (« Otez-moi d’un doute », fort bien, surtout la Ben&Jerr*s qui l’accompagnait). A peine stressés, mon mari et moi nous sommes présentés avec 10 minutes d’avance au rendez-vous avec Dr BeauGosse.

Dans l’ascenseur, je tremblais un peu, j’avais la nausée, et j’ai englouti un Caramb*r. Note pour plus tard : jamais de Caramb*r avant de devoir prendre la parole, c’est long à manger et ça colle aux dents, espèce de dinde mononeurone.

Chose rare : Dr BeauGosse [Début point fashion] élégant avec sa chemise gris perle et son jean brut [/fin point fashion] était en avance sur ses RDV, et on n’a pas eu le temps de s’asseoir que c’était déjà notre tour.

En entrant dans son bureau, je lui serre la main en plaisantant et m’excuse pour le Caramb*r qui m’empêche à peine de parler.

On s’asseoit et Dr BeauGosse de me dire « Eh bien alors, madame Pi, qu’est ce que vous m’avez fait ? »
Moi, toujours sur mon truc qui colle aux dents : « ?! Le Caramb*r ?
– Mais non ! »
Moi, d’un coup, ça fait tilt : « Ahhh ! tomber enceinte naturellement ?
– Mais ouiiiiiii ! »

C’était drôle, il avait l’air vraiment content pour nous. On a parlé du contexte, il était stupéfait (mais pas trop, à deux doigts de la RALC sur « suffisait de pas y penser » ;)) Il ne nous a pas fait attendre plus longtemps et on a filé direct à l’écho (youpi, enfin, mon endo chattale !).

2,5cm et un petit coeur qui bat, estimé à 9SA+2 ❤

Stupéfiant. C’était donc vrai, j’ai gertrudé.

Encore une fois, on l’a trouvé mignon notre Dr BeauGosse à regarder l’écran ému en disant l’air poétique « c’est magnifique quand même, non ? ». C’est un romantique, le Dr BeauGosse et il arrive encore à être émerveillé de son métier.

Dr BeauGosse a fait la déclaration de grossesse et m’a remis le sésame (le fameux dossier avec la belle photo de ventre de dinde N&B dessus, toutes les dates, les ordonnances, la photo du Miracle Stupéfiant).

On est sortis un peu abasourdis. Next step, l’écho T1, le 16 octobre (à 12 SA+2). Encore 13 dodos. Ça va aller, ça va aller.

En attendant, PrincessePi ne se rappelait pas comme c’est fatiguant d’être une dinde en premier trimestre. D’avoir la nausée 24h/24, d’être toute gonflée du ventre dès qu’elle mange, de se réveiller 3 fois par nuit, de se coucher le soir comme une mamie à 20h30. Quoi qu’un premier trimestre avec une TED dans les pattes n’y est sûrement pas pour rien…

Avoir été mal habituée 

La dernière fois que je suis venue ici j’espérais avoir dans la semaine une petite écho vite faite qui confirmerait le miracle (ou pas) et me permettrait de redécouvrir les joies des endo-chattales.

Hahahahaha.

Faut croire qu’en tant que PMette, j’ai été mal habituée.

Quand j’ai eu Lolo, la secrétaire du Dr BeauGosse, au téléphone et qu’elle m’a annoncé, après avoir pris son disque à calculer, 21 jours d’attente avant une écho, j’ai cru que j’avais mal entendu.

Whaaaat ? 21 (VINGT ET UN) jours ?

J’ai fait répéter la date, puis j’ai demandé assez naïvement « Rien avant ? » qui sous-entendait « Steuplait LoLo, vas-y, on se connaît bien, on en a vécu des trucs ensemble ! ».

Non ma petite dame, sachez que 9SA (environ) : c’est la date normale d’une écho de datation classique pour une grossesse spontanée. Pas d’écho de datation précoce dans votre cas, vos dosages sont rassurants. Épicétou.

Dingue. En raccrochant, j’ai d’abord pleuré (si-si, mettez ça sur le compte de la tension, des hormones ou de mon côté princesse capricieux). J’ai pleuré, donc. Genre 10 secondes. Et puis… je me suis ressaisie et je me suis dit que si les fertiles y arrivent, pourquoi pas moi et que ça serait un formidable exercice pour bosser mon lâcher-prise. 21 dodos, fastoche. Mon psy va pas en revenir jeudi.

Alors depuis ? Ben je le vis plutôt bien.

J’ai quand même eu une petite rechute au bout de 5 jours -j’avoue-, et je n’ai pas pu m’empêcher de faire un mail à LoLo pour lui demander si on ne se ferait pas quand même un petit test pour la toxo, vu que je suis négative et que la dernière PDS remonte à mai. Elle m’a répondu de me relaxer et qu’on verrait tout ça le 25/09.

Me relaxer. Voilà voilà.

Je sais pas si on peut dire que je me suis relaxée (avec TED – 18 mois – dans les pattes qui répète 37 fois – véridique, ce matin j’ai compté- « bébé » entre 6h24 et 6h37 pour appeler/chercher son poupon Cor*lle que j’ai délibérément planqué la veille car son insupportable odeur de vanille me file une gerbe magistrale) mais en attendant, je le vis pas trop mal. Je suis crevée et je me couche avec les poules (ou presque). J’ai des nausées terribles, sans discontinuer, H24, comme pour TED, mais pas de vomissements (pour l’instant). Au quotidien et je suis une vraie loque qui ne sert à rien, mais mon mari est un gentleman et prend adorablement le relai quand il est là (voire se lève la nuit et gère solo si TED se met en mode insomnie ❤️ j’ai beaucoup de chance). Je le vis donc pas trop mal et j’attends.

J’ai même trouvé que j’avais super bien géré le camouflage lorsque mes parents sont venus nous rendre visite une journée. Il faut dire que ma complice, TED, a parfaitement fait diversion d’attention et j’ai réussi le triple exploit de :

  1. cuisiner un truc (bon) toxo free et listeria free (et gluten free)
  2. faire semblant de boire du vin et
  3. esquiver discretos l’étape du fromage.

Je pensais que j’avais super bien géré jusqu’à ce que ma mère me fasse suivre le lendemain le concours Petit Bateau pour gagner une valise de maternité. De deux choses l’une, soit elle plane, soit j’ai été démasquée. Je fais le canard et j’attends de voir. Hors de question d’en parler. On ne se refait pas.

Je ne me projette pas, je me dis qu’on verra bien. Mon mari et moi, on en parle mais par nom de code, rien de plus. Encore 7 dodos. On verra bien si miracle il y a.

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Gertruder

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Merci à mon ami Google de m’avoir rappelé que Gertrude, c’est aussi ce fabuleux personnage de Robin des bois…

Préparez les cailloux, car il semblerait que ça me soit arrivé (aussi). Je conjugue au conditionnel parce que ça me semble encore un peu surréaliste.

Depuis mon retour de couches en décembre 2016, mon mari et moi pensons sérieusement à un deuxième. Oui, nous les grands malades heureux parents d’une TED de presque 18 mois certes adorable, mais peu dormeuse, on se dit qu’il ne faut pas tarder.
 Au delà de l’envie : parce je vais avoir 37 ans et aussi parce qu’on a peur de ne pas survivre à un deuxième petit machin hurlant si on attend de se remettre complètement du premier.

Depuis le RDC donc, on « essaye » vaguement mais sans grande conviction et avec un contexte personnel compliqué (entre voisins relous – bébé insomniaque – achat de maison – travaux – revente d’appartement – fin de droit chômage – reprise en main de ma vie – et PrincessePi junkie insomniaque) qui ne favorise pas tellement le poneyage.

On ne se faisait pas tellement d’illusion ; infertilité inexpliquée certes, mais après 8 ans sans pilule, seulement 2 grossesses spontanées (et foireuses) : peu de chance que le gertrudage nous arrive, à nous. Pas d’ambiguïté : c’est logique, on repasserait donc par la PMA. Et grâce aux 2 paillettes de 2 blastos qu’il nous reste au labo, on a la chance de pouvoir envisager une PMA light.

On est d’accord d’emblée : 2 potentiels TEC à tenter, et si ça ne donne rien, pas de FIV, nous resterons à 3, conscients de la chance inouïe d’avoir déjà notre TED qui nous comble de bonheur.

Reprendre les traitements « lourds », les AG, les ponctions, les risques d’hyperstim, les transferts… Pas le courage, surtout avec TED dans les pattes (j’admire celles qui y arrivent, et j’assume : je suis devenue une lopette des protocoles).

Au mois de mai, on revoit Dr BeauGosse [début de la parenthèse fashion – avouez, ça vous avait manqué !] qui porte la même chemise orange que le jour de la naissance de TED [fin de la parenthèse fashion], pour parler de planning et de TEC. Il me fait les ordonnances, me donne la feuille de suivi de stim, prise de sang et spermoculture, on y va.

Fin juin, à J1, je contacte Lolo, la secrétaire de mon gynéco, et je comprends que, vu les dates de mes J1 et les vacances de Dr BeauGosse, si je ne veux pas avoir à faire à son remplaçant pour le TEC, il vaut mieux qu’on « attende » le cycle du mois d’août.

On n’est pas à 2 mois près et on veut notre mentor : on décide d’attendre.

Lors de la visite postnatale (celle où on est censé parler stérilet, pilule et tutti quanti), Dr BeauGosse avait plaisanté « Je ne vais pas vous embêter avec la reprise d’une contraception. Chez vous, vu le contexte, ça relèverait du miracle ! ».

Un miracle s’est donc produit puisqu’il semblerait que je sois devenue hyperfertile. Si-si.

Honnêtement (préparez une nouvelle poignée de cailloux), je crois que le mois dernier on a du faire du poney 3 fois. Même pas 3 fois dans la « fenêtre de tir » (présumée, car j’ai des cycles entre 27 et 35 jours), non. 3 fois EN TOUT (j’entends d’ici les quolibets, oui-oui je sais, à même pas 37 ans, c’est pathétique). Et pourtant.

Et pourtant, lundi matin, toujours pas de J1. Je suis à J38, j’ai eu mal au ventre toute la nuit et je n’ai aucun symptôme de grossesse, mais pour en avoir le cœur net, je me dis que je vais faire un TG.
Il m’en reste un, il périme en octobre. Ça tombe très bien.

Je vous passe TED qui, ne comprenant pas que pour une fois elle ne puisse pas me suivre jusque dans les toilettes, hurle « mamaaaaa ! » en tapant sur la porte de la salle de bain et moi qui en fait tomber le gobelet dans les toilettes. Rinçage de gobelet, essuyage de gobelet, c’est reparti.

Même pas eu à attendre les 3 minutes. Positif. Whaaaaaat ?

Je vais au radar dans la cuisine, je tapote sur l’épaule de mon mari et je lui tends le test. Stupéfaction. Sourires.
On n’en revient pas.
Ça doit être un faux positif, hein, forcément.

J’appelle le secrétariat de Dr BeauGosse, la remplaçante de LoLo me faxe une ordonnance.

Je fais la prise de sang dans la matinée.

Les résultats tombent. 5884 Ui/L. Bordel. J’ai gertrudé. Moi ? Surréaliste.

48(45)h après, mercredi, je refais un dosage. 9443 Ui/L.

C’est juste dingue.

Surtout avec le mois intense qui vient s’écouler, on a été occupés, préoccupés, fatigués, énervés, TED s’est mise à faire des trous de 2-3h la nuit 🙄(avec le recul je me dis que ceci explique peut-être cela). J’ai parfois pris du Lexom*l, j’ai bu de l’alcool (encore la veille du TG !). On n’a pratiquement pas fait de poney, on a même failli divorcer 3 fois !
Et moi, j’ai gertrudé.

Mon psy – le Vieux Monsieur Perspicace – m’a dit hier que ce gertrudage ne l’étonne pas (bon, en vieux sage, il n’emploie évidemment pas ce terme). Que ce n’est pas un hasard si ça arrive maintenant.
Il dit que ce n’est pas (que) dans la tête. Mais que c’est la preuve pour lui qu’un changement, qu’il avait détecté lors de notre rendez-vous fin juillet, a commencé à opérer en moi, en terme de lâcher-prise. Peut-être. Moi je suis juste stupéfaite. 8 ans d’infertilité et rien ; 7 mois après le RDC, Gertrude ?

Entre temps, les nausées ont fait leur apparition. C’est bien le seul truc qui me rassure un peu (ou, c’est selon, qui m’empêche de dormir si elles disparaissent) car je n’ai ni les seins tendus, ni aucun autre symptôme.

Donc, je me remets à psychotter. On ne se refait pas. Je me suis longtemps tâtée à écrire cet article, par superstition. On ne se refait pas. J’ai voulu calculer si l’évolution du taux était correcte. Ça ne marche plus sur FIV.fr (?), mon mari nous a trouvé un autre site pour interpréter les dosages de bHCG (je vous mets le lien, il est pas mal !). Tout à l’air « normal », mais je ne me projette pas, un virage après l’autre. On ne se refait pas. J’ai bien le temps de stresser jusqu’à la prochaine étape. On ne se refait pas !

La prochaine étape, justement : j’attends demain lundi le retour de LoLo, la secrétaire de Dr BeauGosse, pour caler une petit écho (dans la semaine si possible), histoire de me rassurer… et aussi parce qu’une bonne endo-chattale, faut avouer que ça commençait un peu à me manquer.

 

 

 

Choisir des spectacles du festival d’Avignon pour bébé [+EDIT]

Comme je vous l’avais promis dans mon précédent article qui vous donnait des astuces pour faire le festival d’Avignon avec bébé, voici ma sélection de spectacles pour les tout-petits de ce festival OFF 2017 (sélection qui n’engage que moi ! Ce billet n’est PAS sponsorisé).

La liste des spectacles est celle que j’avais initialement sélectionnés suite à ma « méthode » du précédent billet. Financièrement, je ne pourrai pas tous aller les voir (sauf si, oyez oyez amies compagnies, vous m’invitez avec ma petite TED !), mais pour vous donner des idées ou l’envie de venir à Avignon pour ce OFF ou le prochain, je vous livre ma sélection.

spectacle_19726Pour l’instant, c’est le plus chouette spectacle que j’ai vu avec TED. Un spectacle de marionnette à la lumière noire, féérique, et surtout très bien rythmé : les saynètes se succèdent à la bonne cadence pour maintenir bébé concentré. C’est l’histoire de Léonard qui chaque soir grignote la lune et qui finit par tomber parce qu’il a tout mangé. Arrivera-t-il à y retourner ?

Petit bémol, ce spectacle est assez cher : 31€ à 3 (sans la carte OFF). Mais rien qu’à voir les paillettes dans les yeux de TED, émerveillée, à imiter le poisson et à se trémousser pendant la danse de Léonard dans l’océan, ça valait le prix de l’entrée ! Et je ne parle pas de son « BAVOOO » à la fin en tapant des main. C’était son premier spectacle du OFF 2017, et c’était une vraie réussite.

[EDIT du 21/07 : j’ai oublié de préciser que la compagnie nous a gentiment donné une affiche après le spectacle, qu’elle trône dans le salon, et que TED la montre tout le temps du doigt maintenant, en disant « BAVOOO » <3]

Une petite vidéo pour vous donner le ton

spectacle_20230 C’est tout frais (notez le subtil jeu de mots : neige / frais / lol / #okjesors), puisqu’on y est allée en filles ce matin.

Un spectacle très poétique où une multitude de papiers de soie blanc immaculés esquissent des formes et des ambiances, grâce au jeu de lumière et au clavier live.

Très original sur la forme car la « scène » est vivante, mouvante (plein de surprises sont cachées sous les papiers) et à portée des spectateurs assis par terre tout autour.

TED a beaucoup aimé l’océan et ses lumières bleues, les lancers de papier de soie, et pouvoir interagir d’aussi près avec les comédiens (sans compter qu’à la fin du spectacle, elle a eu le droit de s’éclater au milieu des papiers).

[EDIT du 21/07 : j’ai oublié de préciser que la compagnie nous a donné un autocollant et un marque page en cadeau : très efficace, TED imite les oreilles de lapin quand elle les voit]

Une petite vidéo (même si la scénographie diffère légèrement à Avignon)

spectacle_19212Celui-là, je ne l’ai pas encore vu, mais j’ai envie d’y aller, car on m’en a dit beaucoup de bien. Alors OK, il est joué dans une salle non climatisée, mais je suis prête à faire une exception, d’autant que j’adore le Collège de la Salle, sa cours de récré avec ses gros platanes, et c’est toujours sympa de se retrouver sur les « bancs de l’école » dans d’autres conditions 😉

On nous promet un « bain de chanson dans un aquarium géant », et il paraît que votre bébé peut tout toucher ! Je vous raconterai !

spectacle_19547Pas vu, et je ne suis pas sûre que je pourrais y aller, mais je ne pouvais pas ne pas vous le proposer. Le thème est juste PARFAIT pour TED-ma-rebelle-du-dodo (et je dis pas ça parce que je viens encore de me battre pour lui faire faire la sieste… pour finalement déclarer forfait après 30 minutes de hurlements, 3 histoires, 2 changements de couche, l’avoir fait boire 3 fois, 2 câlins, 10 berceuses… On verra si elle sombre après le goûter EDIT : elle a sombré, il a fallu la réveiller à 18h40. Quelle tête de mule o_O).

La vidéo me laisse dubitative, j’ai peur que TED soit trop petite pour un spectacle comme ça…

spectacle_19133Ce spectacle de théâtre contemporain m’intrigue, car j’ai trouvé très peu d’info sur internet. « Air(e)s de couleurs est un espace vivant, un univers plastique qui met en jeu les couleurs à travers les cinq sens. »

Apparemment, il s’agit d’un spectacle plus ou moins interactif, avec manipulations et jeux. Le dossier de présentation de la compagnie m’a donné envie. Je ferai un edit pour vous raconter.

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Ce spectacle de danse est sur ma wishlist et je viens d’apprendre que Fortuna avait prévu d’y aller avec sa Zebulette (hélas, un jour où TED a pédiatre pour ses vaccins :/ )

Et pour TED mon petit poisson, un spectacle enchanteur sur le thème de la mousse du bain, ça m’a l’air très approprié.

La vidéo d’avant-première ne donne pas trop envie je trouve, mais celle-ci est plus poétique :

spectacle_18886Depuis qu’elle est bébé, on essaye de signer avec TED (elle sait d’ailleurs signer quelques mots comme par exemple encore, fini ou dormir…), à la crèche, les nanas signent aussi, donc ça fait un bon relai. Ce sera certainement l’objet d’un prochain billet (ouais. PrincessePi, une fois lancée, on ne l’arrête plus).

Le concept de ce spectacle a l’air pas mal, sur le principe j’étais emballée… Jusqu’à ce que je vois la vidéo de présentation du spectacle. Je n’ai pas trouvé que Remi avait l’air super super à l’aise (et mon mari l’a trouvé carrément flippant). Je crois hélas que Rémi sera donc dépriorisé (je suis prête à revoir mon jugement si Rémi m’invite à venir voir son spectacle ;))

spectacle_19627A première vue, top raccord avec le thème d’anniversaire du Génie de notre Reine 😉

Autant le dire clairement, ce spectacle, c’est notre fail 2017, il y en a toujours un. Je pensais qu’il y aurait beaucoup d’imitation d’animaux (TED adore, je vous l’ai dit qu’elle excellait en imitation de cri de girafe et d’hippopotame ?), de marionnettes et de comptines, en fait non. Je me suis laissée berner par les commentaires dithyrambiques sur BilletReduc. Je pense que ce spectacle ne devrait pas être proposé pour les moins de 3 ans, car le comédien parle beaucoup et un tout petit se lasse vite… Le comédien nous a confié à la fin du spectacle que c’était la 7ème année qu’il le jouait à Avignon, et que ce serait la dernière année, qu’il arrêtait. Je crois que c’est une sage décision 😉

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Ce petit spectacle animé possède un charmant décor d’automne. Et les spectateurs sont assis tout au bord du de la « scène ». J’étais partie pour aller le voir, mais une connaissance de mon mari y est allé avec son fils de 20 mois et apparemment les enfants sortent un peu frustrés par ce spectacle, car ils ne peuvent rien toucher (alors que le décor animé et la machine à bulles de la comédienne sont pourtant très attractifs). Comme ma TED est plutôt du genre « aventurière qui touche à tout », j’ai peur de passer tout le spectacle à essayer de la retenir d’aller tout casser tripoter, donc je vais certainement oublier celui-là.

spectacle_19655C’est mon petit bonus ! Pas un spectacle à proprement parler, mais une installation interactive réservée aux moins de 3 ans avec des moulins sonores, des cabanes, des boîtes musicales et des puzzles. J’ai très hâte d’y aller, d’autant qu’on peut rester le temps que l’on souhaite et que l’entrée (3€ !) n’est payante que pour l’enfant. Un bon plan sortie, donc !

[EDIT du 21/07 : on y était ce matin, génial. Il y a une multitude de petits ateliers sonores ou d’éveil (maracas, moulins, grelots, tam-tam, xylophone, puzzles, cabanes…) au milieu desquels les bébés peuvent aller et venir comme ils le souhaitent. C’est de la récup et du fait-maison (par exemple, les maracas sont des bouteilles plastique d’Orang*na peintes de toutes les couleurs). Et de temps en temps, une compagnie improvise un petit concert (harmonica, mini guitare, accordéon…) auquel les enfants sont invités à participer en jouant des percussions. Tout à l’ombre, avec des bancs pour les mamans. Un super bon plan ! Ce genre d’installation devrait exister à l’année !)]

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Et vous qui avez peut-être vu (à Avignon ou ailleurs) certains de ces spectacles, qu’en avez-vous pensé ?

Surtout, si vous avez d’autres recommandations (ou des « don’t » sur ma liste), n’hésitez pas à me le dire en commentaires.

Vidéo

Faire le festival d’Avignon avec bébé

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Affiches du OFF dans les rues d’Avignon, 2010
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Je suis une grande fan du festival OFF d’Avignon. C’est un événement unique. Alors qu’Avignon n’est qu’une toute petite ville de province (on en parle qu’il n’y a ni Starbucks, ni Primark, ni Hema ici ?), dès le début du mois de juillet, c’est l’effervescence : les affiches recouvrent le moindre centimètre carré de mur, les festivaliers fourmillent, les compagnies promeuvent la journée le spectacle qu’ils joueront en soirée, tu croises Pierre Richard au détour d’une rue, Arthur Jugnot tient la caisse de « son » théâtre des Béliers, la musique est partout, de nouveaux restaurants poussent comme des champignons et les terrasses sont bondées. Bref, c’est la fête. Pas du tout guindée, ni empruntée. Bon enfant. Un truc à voir au moins une fois dans sa vie (ami parisien, attention, je préfère te prévenir : la moitié de la capitale est là aussi — facilement repérable : ce sont les seuls festivaliers qui marchent au soleil –).

Depuis que je vis ici, dès sa sortie fin juin, mon mari et moi adorons éplucher le guide du OFF. Un bon pavé de 500 pages qui recense les plus de 1000 spectacles qui vont se jouer, souvent à guichet fermé, 7j/7 sur les 3 semaines que dure le festival.

Avec chacun son programme en main, on pouvait passer des heures à débattre de quel spectacle on irait voir, et à réfléchir comment les enchaîner, à choisir le restaurant ou la terrasse qui va bien entre deux représentations. Et puis à enfourcher nos vélos, bravant le mistral et la canicule, au son des cigales en journée ou encore sous les étoiles pour aller s’entasser dans une cave minuscule et non climatisée, faisant office de théâtre avec ses 4 rangées de strapontins rouges.

Et puis TED est arrivée et sur ce sujet aussi, elle a tout chamboulé. En juillet 2015, j’étais enceinte, j’avais un décollement placentaire, je restais un maximum couchée et je n’étais clairement pas dans l’ambiance pour voir des spectacles. En juillet 2016, TED avait 4 mois, nos voisins nous pourrissaient la vie, et j’essayais de survivre.

Cette année, je me disais que c’était cuit aussi, que TED était bien trop petite, et qu’il ne devait pas y avoir de spectacle pour les moins de 2 ans. Que nenni. Alors que j’essayais  désespérement d’obtenir de TED 40 minutes de sieste matinale je me promenais en poussette, j’ai été tractée le premier jour de festival pour un spectacle « à partir de 6 mois ». Et je me suis donc intéressée de plus près au guide du OFF 2017.

Le festival OFF d’Avignon, ce n’est pas « le plus grand théâtre du monde » pour rien, avec 1480 spectacles cette année, on peut dire qu’on a du choix. Et rien que pour le jeune public, 167 spectacles !

Comment s’y retrouver ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas super pratique. Alors certes sur le site, l’application mobile ou dans l’index du guide papier , il y a bien des pictos pour le type de spectacle Capture d_écran 2017-07-16 à 13.50.20mais rien par tranche d’âge (Avignon Festival et Compagnies, si vous me lisez, voilà une formidable piste d’amélioration pour le guide du OFF 2018 !).

En gros, un picto jeune public Capture d_écran 2017-07-16 à 14.03.12 et un picto de type de spectacle, certes, mais rien qui permette de distinguer ce qui est pour les 0-3 ans, pour les 3-5 ans ou pour les 6-12 ans.

Capture d_écran 2017-07-16 à 13.53.07

Comment on s’y prend ?

Je vais vous donner ma méthode, il y en a d’autres, évidemment. Alors certes, je passe probablement à côté de certains spectacles, mais au moins je ne me paluche pas les fiches des 167 spectacles pour rien.

  • Le tri par horaire

Dans le guide papier, il y a un index par horaire. Mon hypothèse, c’est que les spectacles du matin sont a priori plutôt pour les tout-petits.

Je prends l’index par horaires et je consulte les fiches de tous les spectacles jeunes public (identifiables grâce au picto Capture d_écran 2017-07-16 à 14.03.12 .

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(ça peut se faire facilement sur le site web, mais j’aime bien ce gros guide papier du OFF, je suis attachée à l’objet lui-même). Sur le site, avec des critères « jeune public entre 8h et 11h« , il n’en reste plus que 68.

  • Le tri par âge

Maintenant, que vous le fassiez via le site en ouvrant le détail de chaque spectacle, ou grâce au guide papier, pas le choix, il faut mettre la main à la patte et regarder chaque fiche.

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Ici par exemple, théâtre musical à partir de 1 an, c’est tout bon.

  • Le critère du confort

Cela ne vous aura pas échappé, PrincessePi est une princesse. Aussi, et au risque de passer pour une petite bourgeoise de province, elle préfère, surtout avec un bébé, aller voir un spectacle dans une salle climatisée. Là aussi, pas le choix, il faut regarder sur la fiche de chaque spectacle.

Attention astuce ! Regardez bien la salle du théâtre dans laquelle est joué le spectacle repéré. Parfois, au sein d’un même théâtre, certaines salles sont climatisées et d’autre pas. #ProvincialFourbe

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Par exemple ici, à la Présence Pasteur, la salle Marie-Gérard où se joue « En t’attendant » est climatisée, mais celle où se joue « Le rêve de kiwi », non.

Autre élément de « confort », l’assise. Ça peut être de beaux fauteuils rouges avec accoudoirs, dignes des meilleurs théâtres parisiens, comme de la simple chaise d’écolier.

A savoir, pour les spectacles pour enfants, je trouve qu’il y a une grande tolérance : à condition de payer sa place, bien entendu, on peut prendre son enfant sur les genoux ou pas, on peut faire asseoir son plus grand par terre devant la scène, etc…

  • Le critère du prix

Aller voir un spectacle du festival OFF d’Avignon (ou deux, ou trois ou quatre…) avec son enfant, parfois avec son conjoint, ça peut (vite) devenir une rente. Pour donner une fourchette, on peut s’en sortir, à 3 (2 adultes + 1 bébé), entre 9 euros et 35 euros (!) par spectacle.

Si vous prévoyez d’en voir plus de 4, je ne peux que vous conseiller de prendre (pour vous adulte, uniquement, le tarif enfant étant déjà un tarif réduit) la carte d’abonnement au OFF. Cette année, elle coûte 16 euros et permet de bénéficier du tarif réduit pour tous les spectacles (en gros, elle est souvent rentabilisée au 5ème spectacle).

A savoir, certains spectacles ont une participation « au chapeau », mais c’est de plus en plus rare (et je n’en n’ai pas vu un seul pour le jeune public cette année).

Certaines salles (les plus gros théâtres, ceux qui vivent aussi le reste de l’année) proposent des tarifs spéciaux pour les étudiants, les chomeurs, etc…

BilletReduc propose parfois aussi des réductions ; surtout la première semaine du festival, pour les nouveaux spectacles qui veulent se faire une réputation.

Et évidemment, les compagnies qui tractent dans les rues d’Avignon offrent aussi parfois des promos (invitations, « 1 place achetée, 1 place offerte »), c’est plutôt vrai au début du festival, pour se faire remarquer ou se faire connaître. N’hésitez pas à écouter la promotion de la compagnie, et à poser des questions sur le spectacle pour vous faire offrir (peut-être !) une invitation en échange 🙂

  • Le critère de la durée

Généralement, les spectacles pour enfants sont bien pensés et durent rarement plus de 30 minutes. Cela dit, il y en a qui durent 45 minutes, à voir au niveau de la concentration de votre bébé. Personnellement, je sais que TED, passé 30 minutes, elle commence à s’impatienter.

  • Le choix

Enfin, last but not least, il faut surtout lire le résumé du spectacle et voir, parmi votre sélection, ce qui vous plaît/plaira à votre enfant, car il y en a vraiment pour tous les goûts : ça va du spectacle en langage des signe, à celui de clown, en passant par de l’art contemporain pour enfant et du spectacle musical de comptines en foliiiiie…

Mon astuce/ma technique : chercher des vidéos des spectacles sur YouTube, histoire de se faire une idée. Parfois on trouve, car le spectacle a déjà été joué à Paris ou ailleurs, ou parce que la compagnie a une page Facebook et publie des trailers, parfois non. A vous de voir si vous voulez prendre le risque de vous lancer sur un spectacle sans avoir eu d’avant-goût 😉

  • La réservation

Alors on a beau être dans l’ambiance « tranquille Emile, c’est le festival », il FAUT réserver. En théorie, on peut se pointer comme ça à l’entrée du théâtre, 15 minutes avant le début du spectacle pour acheter une place. Dans les faits, c’est souvent complet (et alors c’est bon signe) et il est extrêmement rare d’avoir une place lorsque l’on est sur liste d’attente.

Pour réserver, sans payer (et donc faire un heureux de la liste d’attente au cas où votre bébé est en mode gastro le jour concerné), je conseille de passer un coup de fil au théâtre, au moins 48h à l’avance. C’est souvent suffisant, il n’y a pas d’arrhes à verser. Attention toutefois, vos places seront remises en vente si vous n’arrivez pas AU MOINS 15 minutes avant le début du spectacle pour retirer/payer vos places. Et je le rappelle pour la forme : une fois le spectacle commencé, plus personne n’entre (on n’est pas au cinéma).

Et prévoyez des espèces ! Les théâtres acceptent rarement la carte bancaire (sauf les plus grosses salles).

Comment on va au festival d’Avignon ?

Je ne vais pas vous mentir : Avignon, en voiture, pendant le festival, c’est l’ENFER. Les parkings, publics et payants sont complets et souvent pris d’assaut. La circulation intra-muros est interdite sur une bonne partie des rues dès 12h.

Si vous devez absolument venir en voiture pour une journée, ou si vous résidez dans un village alentour, le plus simple, ce sont les parking relais gratuit, mis à disposition aux abords du centre ville. Sur la carte interactive des parkings d’Avignon, je vous conseille le Parking des Italiens, 1400 places, pratique avec sa navette bus gratuite Citizen qui fonctionne toutes les 5 min de 7h à 20h, et toutes les 20 min de 20h à minuit. Cerise sur le gâteau, ce parking est bien ombragé sur toute une partie à condition d’arriver suffisamment tôt le matin pour choper une bonne place ! Arrivez très tôt, car ce parking est vite complet.

Mais le mieux, c’est d’être logé sur place, ou à proximité immédiate de l’intramuros (où se situent le plus grand nombre de théâtres), puis de rayonner à pied ou à vélo. Je ne saurais donc que trop vous recommander pour vous déplacer :

  • le vélo : attention, il faut avoir son permis vélo 😉 car les festivaliers marchent n’importe où le nez dans leur guide papier, et les compagnies tractent souvent à grand renfort de costumes et décors au milieu de la rue. Prévoyez un bon antivol (le vol de vélo, c’est une pratique courante pendant le festival, l’objet est très convoité pour la raison sus-mentionnée) et surtout n’oubliez pas que le port du casque est obligatoire pour vos enfants (toi, adulte, tu as le droit – je pratique, j’avoue, mais je ne cautionne pas- de rouler cheveux au vent…). Bon à savoir : Avignon a aussi son système de vélo en libre-service (type vélib’), il s’appelle Vélopop.
  • à pied / à poussette / à porte bébé : Avignon est minuscule, et se déplacer à pied est très simple et rapide. Les distances entre les théâtres peuvent être grandes, mais les petites rues intramuros sont souvent fraîches car à l’ombre. Certains théâtres ont un espace pour stationner les poussettes, parfois surveillé, et parfois pas… à se faire confirmer lors de votre réservation.

(Si cet article vous donne envie de faire le festival, j’ai un bon plan sur AirBnB pour une chouette maison avec jardin, à quelques pas des remparts, il reste encore quelques nuits d’ici la fin du festival – contactez moi en MP ou en commentaire de ce post 🙂 )

Que prévoir ?

Au delà du classique de bébé « chapeau-lunette-crème solaire-gourde d’eau-biscuit », je recommande évidemment un brumisateur, et l’indispensable du festivalier : l’éventail ! Même si vous avez suivi mon conseil de la salle climatisée, un éventail 1) ca permet de rafraîchir bébé dans la file d’attente, 2) ça amuse beaucoup bébé / ça peut aider à détourner l’attention / éviter les cris d’impatience si on fait la queue trop longtemps 😉

Quel spectacle on choisit ?

C’est à vous de voir ! J’ai partagé ma technique de sélection de spectacles. Mais je ne vais pas vous laisser comme ça, et ma sélection de spectacle (qui n’engage que moi 🙂 ) fera l’objet d’un prochain post.

Petite précision : cet article n’est pas sponsorisé (mais, amies compagnies si vous voulez nous inviter ma petite TED, 16 mois, et moi à venir voir vos spectacles, on est preneuses et on parlera de vous ! 🙂 )

Bon festival off 2017 avec bébé !

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