Préparer

Aujourd’hui, rendez-vous au CPMA pour démarrager du protocole.

On doit commencer avec les biologistes et la psychologue. Avant cela, bien sûr, il faut passer par le bureau des entrées.
On tombe sur une fille assez jeune, et pas forcément maline. A sa décharge, elle semble débuter. A la vue de mon attestation de prise en charge à 100% par la sécu, elle s’étonne « et vous monsieur, vous n’en n’avez pas ? ». Mon mari répond que non, la gynéco ne lui a rien fait remplir en ce sens. La secrétaire nous assomme alors d’un « Ah, ça doit être normal, c’est que c’est Madame qui a un problème alors ». UN PROBLEME ? je vais te mettre ma main dans ta figure et on va voir s’il y a un problème. Sans blague, c’est déjà pas facile, d’être là, avec ses souffrances, ses doutes, son appréhension, au bureau des entrées de la maternité, avec toutes ces nanas enceintes jusqu’aux yeux, pour qu’en plus on doive subir la délicatesse et l’ignorance des secrétaires.
Autant, je n’aurais pas à en venir là, autant je suis déjà enceinte, je suis à J25 et ma courbe de température est sur un pallier haut… 

Rendez-vous avec la psychologue, donc. D’emblée ce qui me frappe, ce sont les photos et les faire parts sur le mur. Tous les enfants que le CPMA a aider à concevoir ! Des jumeaux, des uniques, des filles et des garçons. Pleins pleins de bébés, un mur entier est recouvert de ces clichés.
La psychologue a l’air plutôt optimiste, dédramatisante « qu’est ce qu’on a prévu pour vous ? une IAC, ça va, il y a pire ». Certes. Mais c’est pas malin non plus de culpabiliser les patients. Ben oui, j’ai peur, je suis triste, j’ai du mal à encaisser. Et en plus tu me dis que là c’est le protocole « facile » ?
« le recours à la PMA, vous vivez cela comme un échec ? » ben non, tu vois, je me dis que je suis trop balaise, comment te dire, je me sens à mi chemin entre Wonder Woman et Tornade des XMen. Ben oui, bien sûr que je vis cela comme un échec. N’être pas foutu(e) de procréer, le truc le plus naturel qui soit, c’est un peu une défaite, non ?
Autant, je n’aurais pas à en venir là, autant je suis déjà enceinte, je suis à J25 et ma courbe de température est sur un pallier haut…

Rendez-vous avec les biologistes. Encore des photos sur les murs, partout, des tonnes de bébés. Le Professeur P et son interne, qui doit avoir 25 ans. Il a beau parler et expliquer (le « recueil » des spermatozoïdes, la sélection des spermatozoïdes, l’insémination…), moi je ne vois que le cathéter qu’on va me passer par le col de l’utérus. Ouch. Il parait que ça n’a rien à voir avec la sensation de l’hystérosalpingographie. Espérons.
On a quand même bien compris un truc : le jour de l’insémination, il faudra être à 3 à 5 jours d’abstinence. Pas plus. Pas moins. Déjà qu’avant, programmer les rapports en fonctions de l’ovulation c’était romantique, mais alors là, ça devient carrément contraint. Ca promet…
Autant, je n’aurais pas à en venir là, autant je suis déjà enceinte, je suis à J25 et ma courbe de température est sur un pallier haut… 

Rendez-vous avec le gynécologue, Dr C. Où on apprend que ce ne sera sans doute pas elle qui pratiquera l’insémination, parce qu’elle n’est au CPMA que le jeudi. Dommage, je l’aimais bien, ça me rassurait d’être suivie par la même personne.
Je lui remets les résultats de mes analyses. Mon AMH est « parfaite » d’après elle, mais je sais aussi que cela permet de mesurer la quantité de la réserve ovarienne, et pas la qualité. Et avec mes ovaires polykystiques, normal que la quantité soit au taquet :-S.
Je repars avec des ordonnances (Gonal, Ovitrelle et aussi des capsules à mettre au fond du vagin après l’insémination- glamour, quand tu nous tiens….-)
Autant, je n’aurais pas à en venir là, autant je suis déjà enceinte, je suis à J25 et ma courbe de température est sur un pallier haut…

Rendez-vous avec les sages femmes. A nouveau un mur de photos de bébés. Avec une balle en mousse, elle nous montre le stylo et comment me piquer avec. On essaye. Moi, ça me fait un peu bizarre. Mari Ours devra le faire, je ne suis pas certaine d’y arriver… on verra.
La sage femme en chef s’étonne que je veuille faire la surveillance à Marseille, alors que j’habite à Avignon. Mais on s’y refuse, trop d’amateurisme, de délai, de latence… Mon mari et moi avons pris des jours de congés en prévision, dans 15 jours.
Autant, je n’aurais pas à en venir là, autant je suis déjà enceinte, je suis à J25 et ma courbe de température est sur un pallier haut…

Autant…

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