Rompre avec elle

ciaoA toi, ma « meilleure » Amie,

J’ai bien reçu ton SMS ce matin, celui qui disait « J’ai vu que tu avais pris tes distances. Je ne t’en veux pas, ça me rend juste triste. J’espère que la PMA marche et que tu te sens mieux ».

Je voudrais te dire que mon éloignement est nécessaire. Voire vital. Je souffre trop de ton manque d’empathie, de compassion. Plus que je ne voulais me l’avouer, en fait. C’est devenu excessivement douloureux pour moi, et en plus de me rendre triste, ça me met en colère. Et je n’ai clairement pas besoin de ça.

Pour être honnête, depuis ta réponse à mon dernier e-mail, je cherche un moyen de rompre avec toi. On peut rompre avec son amoureux, mais il n’existe pas de terme pour rompre avec ses amies. Son Amie. Sa Meilleure Amie.
Rompre. Je sais que le mot est fort après 15 ans de relation. C’est un peu violent, mais je ne vois pas comment faire autrement. Je ne sais pas faire semblant, je ne peux pas faire autrement qu’être entière.

Au début, je trouvais des motifs pour excuser tes « maladresses » :
– tu es trop jeune, pas assez mûre pour comprendre, puisque tu as 5 ans de moins que moi. Tu ne peux pas te rendre compte ; la PMA, c’est abstrait pour toi.
– tu as d’autres choses à penser : tes études de médecine, les mecs que tu enchaînes et les déceptions qui vont avec, tes crises d’angoisse
– tu es formaté « médecin » : tu ne peux donc pas comprendre l’importance que j’accorde aux « médecines douces » (l’acupuncture, la psychologie, la méditation, l’hypnose…)
– tu es Bélier, c’est dans ton tempérament : tu papillonnes, tu fonces, sans te concentrer vraiment à fond ni sur les choses, ni sur les gens
– tu me considères comme « ta grande sœur » : c’est donc à moi de te réconforter, de te protéger, de te conseiller, pas l’inverse

Seulement voilà : maintenant, je n’arrive plus à te trouver d’excuse.
Tu as l’âge que j’avais quand je suis entrée en PMA.
Depuis quelques mois, tu as un mec stable, fiable et adorable avec toi.
Tu as acheté un appart.
Tu gagnes (bien) ta vie
Tu es médecin installé.
Et même si je ne suis pas là pour compter les points, j’aimerais juste pouvoir compter sur toi à mon tour, être ta petite sœur, pour une fois.

Tu as fait de nombreux stages à l’hôpital, en gynécologie, pendant ton internat. Et tu y fais encore quelques gardes en plus de tes heures de généraliste en cabinet. Tu as bossé en PMA, tu as assisté à des ponctions, à des transferts, à des inséminations… Tu as même hésité à te spécialiser en gynécologie ! Au début, je trouvais ça chouette, rassurant, me disant que tu serais super informée et que tu pourrais me rassurer, me conseiller.

En fait, je dois me rendre à l’évidence. Tu as toujours éludé le problème. Mon problème. J’ai cherché dans nos longs mails, jusqu’en 2011 et même avant. À chaque fois que je te confiais mes craintes, mes angoisses, ma peine, tu éludais la question dans tes réponses ou la traitait très brièvement avant de changer de sujet (« j’espère que ça va marcher, je croise les doigts. Et sinon alors ? Qu’avez vous prévu pour vos vacances ? Et quand est-ce que je descends vous voir ? En juillet, j’ai des vacances, je pourrais venir ? »)

Généralement, je laissais courir. Ça me peinait, mais je prenais ça pour de la maladresse, et je t’excusais. Bonne copine, moi je faisais mon possible pour être à ton écoute, te conseiller, te consoler, te faire avancer. Faire un peu ta psy, en somme.

La fin d’année dernière a été très difficile : j’étais à la limite du burn-out professionnel et puis il y a eu le cataclysme de FIV1bis. Mon cœur était plein de larmes, j’étais perdue : pas de bébé, et bientôt, plus de boulot. Tu t’inquiétais de n’avoir pas de nouvelles, tu m’en as réclamé, je t’en ai donné, j’ai ouvert mon cœur dans un long mail en novembre – un mail qui m’a fait encore chialer de le relire aujourd’hui. Tu m’as répondu par un laconique SMS « je respecte ton besoin de distance/je suis là pour toi/c’est un peu la course pour moi/je pense à toi ».

Il y a eu quelques échanges de sms et quelques coup de fil, où tu étais toujours « à côté de la plaque ». Je te disais qu’on essayait de me virer de mon poste, de me pousser à la démission / tu me répondais « J’espère que cette semaine se passe bien ? ».
Sur ce sujet aussi, je te trouvais encore des excuses : tu n’as jamais travaillé dans le privé et tu ne connais pas le harcèlement moral au travail.
Sur d’autres sujets encore : notre roadtrip d’un mois aux USA par exemple, ou notre traversée du Japon, tu n’as posé aucune question, tu ne t’y es pas du tout intéressée. Je t’avais mise dans la boucle des mails de nouvelles qu’on donnait à nos proches tous les 3/4 jours, tu n’as jamais réagi.

On a déjeuné avec toi au resto juste après Noël. Je suis sûre que tu n’as même pas vu que j’ai filé aux toilettes pour échapper à tes louanges/démonstrations de joie et de photos sur ta nièce trop adorable et ton neveu fraîchement né.

Début janvier, tu te plaignais de n’avoir pas de nouvelles. Et parce que je ne pouvais pas te parler sans pleurer, je t’ai à nouveau fait un mail. Je t’ai parlé entre autres de ma rupture conventionnelle, de notre FIV2 prévue en février, de mon blog, du soutien des copines de galères, de BAMP et de la Boutique des Idées Fertiles (toi qui es si adroite de tes mains). Tu ne m’as pas répondu.
Un jour, tu m’interpelles par SMS « je n’ai pas de patients ce matin, j’en profite pour te donner des news ». Mais on n’a jamais parlé de mon mail, tu m’as simplement parlé de tes difficultés avec l’entrée dans la vie active, et de n’avoir que 3 jours de repos par semaine…

Après ça, j’ai donc décidé de prendre mes distances. Je ne t’ai plus rien raconté. A quoi bon ? Dans un sens, ça tombait bien, puisque tu te disais débordée.

J’ai partagé le concours « j’aime mon asso » sur Facebook, puis l’émouvant article de EmotionsInVitro . Pas mal de mes copines ou amies ont voté, commenté, aimé (mêmes des copains !). Aucune réaction de ta part.

Début février, ton mec et toi étiez de passage dans la région et vous êtes venus dîner à la maison. A table, on a parlé de certaines choses que tu as eu l’air de découvrir. Alors que je t’en avais parlé dans mon mail, mais je n’ai pas relevé. Fidèle à toi même, tu étais distraite, encore.

J’ai laissé de l’espace entre nous. Et le silence. Volontairement. Je pensais que ça te ferait réflêchir. Que peut-être tu (re)lirais mes mails ? Que tu comprendrais, enfin.

Tu m’as encore fait un mail à côté de la plaque où j’ai clairement compris que tu n’avais rien écouté de ce qu’on s’était dit au repas de février.

Tu nous as invités à ta journée d’anniversaire fin mars. On devait rester le weekend, mais j’étais complètement cramée par la stim, et trimballer le matos pour les piqûres, ça nous disait moyen : on t’a prévenue et on a fait l’aller/retour à Lyon dans la journée. Même dans les 2 moments qu’on a eu en tête à tête ce jour-là, tu ne m’as pas demandé comment j’allais. Mais bon, c’était ta journée, alors j’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur.

Pendant les 2h30 de voiture pour rentrer, je t’ai écrit un mail. Je t’ai parlé de la FIV en cours. Et pour faire écho à un échange avec une copine de la blogo suite à mon RDV avec le gynéco, j’ai décidé de parler PMA avec toi. Je t’ai livré mes inquiétudes : comment s’assurer qu’on a la bonne prise en charge médicale quand dans un centre on fait systématiquement une hystéroscopie avant toute tentative de FIV et que dans le mien, jamais ? comment on fait pour être acteur de son parcours quand les médecins te font bien sentir que ce n’est pas parce que tu discutes PMA avec des copinautes que tu peux t’improviser spécialiste ? Comment on fait quand on découvre au bout de 3 FIV que « ahhhh mais c’était ça madame, le problème, ah mais c’est couillon, on n’a plus qu’une seule tentative de FIV ! » ?

J’espérais avoir ton point de vue « médical », tu m’as répondu qu’il y avait des cons partout.

Sur 2200 mots, tu as juste écrit « Je suppose que les prochains week-ends vont s’organiser autour de la FIV. Je t’accompagne au maximum dans tout ça, même si c’est de loin. Tu me diras quand je pourrais descendre te voir. »
En toute honnêteté, tu trouves vraiment que tu me fais bénéficier d’un quelconque accompagnement ? Du soutien ? Du croisage de doigt ? De l’espoir ?
Rien.

Pire, tu m’a annoncé alors que tu avais arrêté la pilule.
Je crois que ça a été la goutte d’eau.

Quelques jours après, un sms « Pour savoir comment tu allais et surtout te dire que mon mec est muté à Grenoble/il va déménager/moi aussi et on va s’installer ensemble ».
C’était juste après la ponction de FIV2. Tu aurais pu le savoir si tu avais compté sur tes doigts, puisque tu étais au courant de ma stimulation en cours à ton anniversaire. En plus tu es médecin, tu as travaillé en PMA, ce n’est pas comme si tu ne connaissais pas les durées des protocoles.

Alors, j’ai pris mon courage à deux mains. Pour tout te dire, j’ai même failli simplement t’envoyer l’URL de mon blog. Je t’ai écrit, brut de décoffrage, pour essayer de te faire vraiment comprendre ce que je vivais. L’hyperstimulation, rester couchée, être obligée de se doucher sur une chaise et demander à mon mari de m’aider à me laver, « dormir » assise, la peur de n’avoir pas d’embryon, et finalement, le soulagement d’en avoir congelé 6, mais le combat qui n’est pas fini pour autant. Je t’ai dit que je devais maintenant me retaper, et que seulement après, on envisagerait un transfert.

Tu as lu mon mail et tu m’as répondu 2 jours plus tard. Sans m’encourager, ni même me conseiller, me remonter le moral ou me donner de l’espoir. Sans me demander comment j’allais, ni même si je ne souffrais pas trop de l’hyperstimulation (ou si je voulais une prescription d’anti-douleurs, une adorable copine de blogo, elle, l’a fait. Sans que je ne demande rien, et alors que je ne la « connais » que depuis 5 mois) !
40 mots, 8 phrases qui commencent toutes par « Je ». Et le bouquet final « je t’accompagne au mieux« .

Si c’est ça, le mieux que tu puisses faire, alors je préfère te dire adieu.

Je crois que je t’ai suffisamment laissé ta chance. J’ai essayé à maintes reprises de t’expliquer. Ton dernier SMS, ce matin, m’a confirmé -s’il était nécessaire- que tu n’étais pas vraiment là quand j’avais besoin de toi.

Je conçois que dans ta formation, il soit conseillé de ne pas trop « t’attacher » à tes patients, et de ne pas trop « t’investir ». Alors peut-être agis-tu ainsi par réflexe ? Sauf que je ne suis pas ta patiente. Et qu’il ne s’agit pas, comme tu aimes le nommer, de « bobologie de salle d’attente ».
Bordel, ça t’arracherait la gueule de faire preuve d’un soupçon d’empathie ?
Je ne dis pas que tu n’es pas une gentille fille, avec un grand cœur. Bien sûr tu as tes qualités, tes bons côtés. Tu as le droit d’être maladroite, j’ai le droit de ne pas l’accepter.

Et sur ce sujet, qui rythme ma vie depuis 7 ans, tu n’as jamais été au rendez-vous.
C’est ma PMA, pourtant. Ça fait partie de moi. Mon problème numéro 1. Mon putain de parcours du combattant.

Quand je mets notre relation dans la balance, je souffre plus que je n’en tire d’amour ou d’énergie. L’équation n’est pas équilibrée. En fait, elle ne l’a jamais été. J’étais celle qui te prenait sous son aile, qui te portait, qui t’aidait.

Aujourd’hui, ce serait à mon tour de bénéficier d’attention, d’être portée, tirée vers le haut. J’ai besoin de compassion, d’empathie, de compréhension, de bienveillance.
Je ne crois pas trop demander. Et tu sais quoi ? Même si je demande trop, alors tant pis. Je ne veux plus me démener pour être parfaite à tout prix : l’employée parfaite / la fille parfaite / l’amie parfaite. Ça suffit.

Je ne peux plus me permettre de souffrir à espérer vainement un soutien qui ne viendra vraisemblablement jamais. Je souffre déjà bien assez comme ça et je préfère sauvegarder mon énergie pour un autre combat, mon combat.
#JeSuisInfertile
#1CoupleSur6

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104 réflexions sur “Rompre avec elle

    • Merci madame Ourse. Je t’avoue que j’ai longtemps tergiversé. Je me disais que je devais être trop dure ou faire preuve de trop d’intolérance. Mais je suis entrée dans la phase : je m’autorise à être imparfaite, et je commence à l’accepter.
      Des bisous

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  1. Pffiouuu… ce que je trouve ça triste de ne pas se sentir soutenue par sa meilleure amie. Ce qu’il est difficile de faire ce genre de constat. J’en suis si désolée pour toi, pour elle. Nous savons toutes que ce n’est pas évident pour ceux qui nous entourent… mais lorsque c’est LA personne qui compte, c’est encore plus dur. J’ai vécu presque la même chose avec ma meilleure amie… sauf qu’on s’est parlé, que je lui ai vidé mon sac et élégant aussi. Nous avions cumulé beaucoup de rancoeur depuis quelques mois, nous avons discuté longtemps, j’ai pleuré (beaucoup)… elle aussi… et finalement elle a compris la très grande souffrance qui m’habitait… l’immense chagrin que je ressentait… et on s’est retrouvé !
    Je ne connais pas votre histoire à toutes les 2, mais une discussion à coeur ouvert toutes les 2 arrangerait peut être les choses. En tout cas je vous le souhaite. Je n’aime pas voir finir une amitié.
    Je t’embrasse bien fort ! Câlins tous doux !

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    • Merci Leeloo pour ton témoignage. Tu ne lui avais jamais parlé avant ? Ou bien si, mais tu souffrais toi aussi de ces « maladresses » ?
      J’ai couché sur « papier » les émotions que je ressentais. Je le vis d’autant plus mal qu’elle est médecin.
      Une discussion à coeur ouvert n’est pas si pratique et doit se planifier, parce qu’elle vit à 230 km de moi. Mais tu as raison, peut être que je devrais essayer (à la fois, j’en ai marre d’être TOUJOURS celle qui essaye, tu vois ?)
      Merci pour les bisous et les câlins, je prends tout 💕

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      • Disons que le dialogue avait été rompu depuis plusieurs mois entre nous, et nous en souffrions beaucoup, l’une comme l’autre. Après notre relation est particulièrement, on se connaît depuis 20 ans, sa maman a été ma marraine et nous nous aimons comme des soeurs. Elle n’avait pas de maladresse en parole, elle n’était juste plus aussi présente pour nous à un moment où j’avais désespérément besoin d’elle (pma + ma belle mère en phase terminale d’un cancer). On s’est disputée, elle est partie en claquant la porte puis j’ai refait le premier pas via Facebook messenger (trop dur en face à face)… ça nous a permis de vider notre sac. Ça a été salutaire, ça nous a permis de comprendre le ressenti de l’autre… et ça s’est arrangé.
        Après je peux comprendre que tu n’es pas envie de faire plus d’effort. Tu as été déjà très patiente avec elle. Je suis juste une éternelle optimiste et je me dis toujours que les non dits sont pire que tout en amitié… j’espère sincèrement que ça s’arrangera… enfin qu’au moins vous réussirez à vous parler… parce qu’elle doit elle aussi ressentir des trucs et ne pas oser t’en parler…
        Ah si tout pouvait être plus facile… Courage !

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        • Oui, je comprends mieux la situation avec ta meilleure amie. C’est vraiment chouette que vous ayez réussi à passer outre et à vous retrouver.
          Tu as raison, les non-dits sont pires que tout, c’est vrai (même en amour). Et j’imagine qu’elle a aussi des choses à me reprocher, et que je ne suis pas parfaite avec elle.
          Je ne l’ai jamais alerté avant de son manque d’empathie, je le reconnais. Elle risque d’assez mal le prendre, et de recevoir comme un coup de massue sur la tête. On verra bien comment elle réagit…
          Merci pour tes encouragements.

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  2. Je sais pas comment tu as fais pour ne pas lui dire ses 4 vérités plutôt et continuer à lui trouver des excuses! Je trouve ta décision de rompre normale. Une amie doit être là surtout la meilleure amie. Je suis choquée par son comportement.
    Je ne suis pas une PMette pourtant dans mon entourage 3 copines y sont, j’essaye de les soutenir au maximum (sans les harceler) , je me renseigne et j’essaie de les soutenir au maximum de leur apporter de l’espoir.
    Heureusement que la blogo existe car grâce à vous je ne vis plus dans ma bulle où tout roule et où on fait des bébés comme on fait un gâteau. De plus tu as autour de toi une communauté soudée prête à te soutenir quoiqu’il arrive.
    Et même si je ne suis pas dans le même bateau que toi, tu peux compter sur mon soutien et mes croisage intensif de doigts!
    Pleins de bisous et de courage

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    • Merci yukielyarth pour ton adorable message de soutien. Si seulement elle pouvait être toi !

      Peu de personne sont capables d’empathie, surtout comme toi : vivre la blogo pour comprendre au mieux et apporter un soutien adéquat, c’est une magnifique preuve d’ouverture d’esprit et d’amitié. Tes amies ont beaucoup beaucoup de chance de t’avoir ❤
      Merci de m'apporter du réconfort et des doigts croisés dans mon putain de parcours du combattant, où, tu as clairement raison, on ne fait pas les bébés comme on fait un gâteau (j'adore ton expression !).
      Je t'embrasse moi aussi, et surtout, continue d'être toi !

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  3. J’espère fort qu’elle réagira suite à ce mail de rupture. Qu’il sera un déclic pour elle, pour votre amitié…
    Tes mots sont forts et ne peuvent pas la laisser indifférente. Malheureusement, moi aussi, j’ai « rompu » avec ma meilleure amie pour son manque de temps, d’empathie et surtout d’écoute et d’attention. Bises de soutien

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    • Merci ILGC.
      Alors à toi aussi c’est arrivé ? A cause de la PMA majoritairement ou d’autres choses ?

      Je me demande aussi comment elle réagira. Mais je suis dans ma phase : j’ai le droit d’être imparfaite ! Tant pis si je choque.

      En toute honnêteté je crois aussi que le fait qu’elle m’annonce vouloir un bébé, arrêter la pilule, et « plus rien ne me retient/je ne pense pas bébé à tout bout de champ », ça n’a pas aidé.
      Je ne pourrai pas supporter sa future grossesse (ne nous leurrons pas, elle a réussi à tomber enceinte sur un préservatif qui craque, je la sens bien enceinte en C1 ou C2), surtout si elle continue à faire preuve d’autant de maladresse.
      Merci pour tes mots, ils me prouvent que je ne suis pas seule, et pas folle.
      Des bisous

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      • Non pas directement à cause de la PMA mais de la vie. Elle est tombée enceinte alors que je faisais ma deuxième fc. Puis elle est devenue maman et n’est plus que ça depuis. Toujours débordée, tellement que je n’avais même pas pu l’avoir au téléphone cinq minutes pour lui annoncer que j’attendais des jumeaux. J’ai fait une annonce par SMS du coup… Puis quand je les ai perdu, pas un seul message de sa part pour savoir comment j’allais en six mois enfin si un SMS pour la bonne année (alors que c’était mes pires fêtes de fin d’années). Au bout de six mois, elle m’en a envoyé un autre en me disant que cela faisait longtemps que je ne lui avais pas donné de nouvelles. En même temps, j’étais et suis toujours en deuil et ce n’était pas à moi d’en donner mais à elle d’être présente et d’en prendre. Elle vit dans le Sud alors cela n’aide pas. Je ne lui ai pas répondu et depuis elle ne cherche pas à me joindre. C’est une rupture mutuelle, on va dire…

        Non tu n’es pas seule et surtout pas folle.

        Bisous

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        • Oh ma belle, c’est vraiment rude ce qu’elle t’a fait vivre 😦 Et le coup du SMS de bonne année par dessus tout ça, c’est vraiment très très maladroit, ma pauvre. Je suis entièrement d’accord avec toi : c’était à elle d’être présente pour toi dans ce moment terrible de ta vie.

          C’est tellement triste de se dire qu’à un moment donné on ait pu être aussi proche de quelqu’un et que la vie nous sépare si « violemment ». En même temps, je ne vois pas pourquoi on devrait se forcer à entretenir une relation qui nous fait souffrir. On a le droit d’avoir le choix. Je t’envoie plein de bisous de réconfort à toi aussi ❤

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          • Au final, elle ne me manque vraiment pas puisqu’elle était déjà avant notre rupture bien absente de ma vie. Alors cela ne change pas grand chose. J’ai décidé de ne m’entourer que de personnes qui me font du bien.
            J’espère que tu n’en arriveras pas là avec la tienne. Et oui, comme tu dis, on a le droit d’avoir le choix.
            Merci pour tes bisous de réconfort <3.

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  4. J’ai mal au coeur pour toi… Cette situation est si triste… Je comprends totalement ta décision, pense à toi, l’essentiel est de faire « comme tu le sents », d’écouter ton coeur. Bisous

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    • Merci titine. Oui, c’est triste. Et ça fait longtemps que ca me turlupine. Mon mari, à qui j’en ai parlé, m’a dit « laisse courir, elle est comme ça pour tous les sujets, tu ne pourras pas la changer, prends ce qu’il y a à prendre, et laisse de côté ce qui ne te convient pas » mais je ne sais pas faire « à moitié », et j’en avais marre d’être encore plus énervée après une journée avec elle, un appel, un texto…
      Je ne vois plus l’intérêt et j’ai besoin de penser à moi.
      Des bisous

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  5. Quelle égoïsme.. Pas étonnant que tu ressentes le besoin de t’éloigner, ça fait trop mal. En beaucoup moins fort, j’ai rencontré un peu le même problème avec ma meilleure amie, complètement tournée sur son monde. Je crois que malheureusement on est souvent déçu quand on attend des autres qu’ils nous comprennent.

    PS: Je suis bélier et je suis pas du tout comme ça 😉

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    • Merci Mishqui (tu dois être ascendant autre chose, ça compte aussi ;))
      Comment ça s’est passé avec ta meilleure amie ? Vous vous êtes éloignées ? Vous vous êtes expliquées ?
      C’est exactement comme tu dis, elle est tournée sur son monde. Elle ne voit pas que tout ne tourne pas autour d’elle (mais est-ce que le fait de dire cela ne me classe pas aussi dans cette catégorie ?!?😱). Tu as raison quand tu dis qu’il ne faut pas trop attendre des autres. Je suis de celles qui donnent sans compter et qui s’étonnent de ne pas recevoir. Mais c’est fini. Je suis dans ma période « imparfaite assumée », j’ai décidé de penser à moi.

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      • Tu as bien raison, je suis moi aussi passée par cette phase!
        Ma meilleure amie a été très longtemps célibataire, j’ai toujours été là pour elle et pourtant c’était pas toujours un cadeau! Puis, il y a deux ans, alors que les galères commençaient pour moi, elle a rencontré son prince charmant. Je suis très heureuse pour elle. Sincèrement, je préfère qu’elle ne s’occupe pas trop de moi et qu’elle soit heureuse que l’inverse. Mais parfois ça fait mal.. de voir à quel point elle s’en tape! Un jour, je lui ai écris un mail pour lui dire ce que j’avais sur le cœur, et elle en a pleuré, elle n’a pas compris, elle avait l’impression d’être là pour moi.. elle m’a ensuite dit qu’elle avait même fait des recherches sur le net pour voir ce qu’il fallait dire et ne pas dire dans ce genre de situation. ça m’a touchée mais ça n’a rien changé au fond. J’ai accepté. Elle ne peut pas comprendre ce que je vis mais ça ne l’empêche pas de m’aimer, même si elle le fait depuis sa bulle.. Elle se marie cet été, je suis témoin et je sèche un peu pour le discours! 🙂
        J’espère que vous trouverez un moyen de revenir l’une vers l’autre si c’est ce que tu veux. Plein de bises (je t’ai fait un roman, désolée..)

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        • (j’adore les romans <3) Ton acceptation est une belle preuve d'amitié et d'abnégation, sincèrement, je t'admire. Je ne suis pas sûre que je serais capable d'en faire autant… Etre témoin de son mariage en plus ! Je comprends que ce soit un peu compliqué d'écrire ton discours pour elle dans ces conditions, avec ce "passif".

          Revenir l'une vers l'autre ? bien sûr, je trouve regrettable de se séparer comme ça, mais j'ai bien peur qu'il n'y ait pas tellement d'autres options. Elle ne changera pas (même mon mari constate qu'elle est "distraite" et "dans son monde qui tourne autour d'elle" sur tous les sujets). Et moi, pour l'instant, je ne peux pas le supporter. Un jour, peut-être, ça ira mieux. Ou pas…

          Merci pour tes mots et plein de bisous

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          • Je te comprends.. Il n’y as pas de quoi m’admirer. Il faut dire qu’elle est comme ma soeur (c’est d’ailleurs aussi ma belle soeur!), et donc en famille, on se fait parfois de la peine mais on ne se quitte rarement.
            Tu as du courage de lui dire tout ça, c’est bien de penser à toi! J’espère que ça te feras te sentir mieux. Plein de bises

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            • Ah oui, effectivement, « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille », hein 😉 je me sens déjà mieux d’avoir mis de l’ordre dans mes pensées. Je prévois de lui envoyer cette lettre en début de semaine.
              plein de bisous mishqui

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  6. C’est un poids si lourd en plus que tu ne peux te permettre. J’ai rompu avec des proches, définitivement. Mon conjoint a eu la même façon d’agir avec un de ses meilleurs amis. Lui n’a pas rompu, et a accepté le fait qu’avec lui tout reste identique sauf sur ce sujet, ce parcours de vie, si difficile qui le concerne. Alors il ne lui en parle plus, ne lui en a plus parlé depuis bien longtemps. Néanmoins il reste proche de lui pour les autres sujets qu’ils partagent ensemble. De mon côté, cette façon de réagir m’était impossible, et j’ai dit adios plus facilement. Mais ce n’était pas ma meilleure amie. Alors dans ton cas, qu’est ce que cela est triste. Même si elle ne sait pas comment agir et réagir, cela fait si longtemps que vous vous connaissez qu’il est normal que tu attendais d’elle une implication bien plus forte et de la réelle compréhension. Une amitié de si longue date, c’est même une soeur. Si réellement c’est fini, alors c’est fini. Peut etre que vos liens reprendront un jour, mais peu importe, pour le moment c’est trop pour toi, et qui plus est cela t’affecte au plus au point. Protège toi.. Des bises

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    • Merci Bounty pour ton témoignage.
      J’imagine que ça doit être compliqué pour ton conjoint. Je ne sais pas comment il fait, moi je ne peux pas faire « à moitié ». Et toi, comment te sens-tu maintenant que la Lueur est là, d’avoir coupé les ponts ? Est-ce que tes proches essaient de revenir ? Ont-ils compris ? Tu ne regrettes pas ?
      Merci pour tes mots qui me font du bien. Je me rends compte dans vos com que je ne suis (hélas) pas la seule dans ce cas.
      Comme tu dis, pour le moment, c’est trop pour moi. Il vaut mieux que je m’éloigne, par réflexe de protection, exactement comme tu l’as dit.
      Des bisous

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      • En effet, ce n’est pas simple pour mon conjoint, et vis à vis de cet ami là, sache qu’il n’est toujours pas au courant de l’existence de La Lueur (ben oui… les propos ont été loin, et Chérid’A craint qu’en annonçant La Lueur, la réaction soit : « ah ben tu vois, ça a marché »… Bref, qu’il balance une fois de plus une phrase mettant en avant qu’il n’a toujours rien compris).
        Quant à moi, sincèrement, je ne regrette pas pour la plupart car ces relations étaient à sens unique (et je ne l’avais pas vu auparavant) : mes problèmes trash (parce que c’est trash la PMA boreal !) n’intéressaient pas, alors que je devais les soutenir dans les leurs (genre la BM qui est chiante à un mariage…). Bref, pour la plupart je ne regrette pas… mais il y a une ou deux personnes, avec qui je chercherai certainement à renouer, car leur propos, certes à côté, n’étaient pas méchants, ni malheureux… juste qu’elles ne savaient que dire, que faire, comment (ré)agir…
        Des énormes bises

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  7. Oh, ma copine, je viens de voir ton post… Comme je suis désolée de cette rupture avec ta meilleure amie. Je me souviens parfaitement de la discussion que nous avions eu sur la médecine, quand tu m’avais dit que ta meilleure amie avait répondu : « il y a des cons partout ».
    J’imagine combien c’est douloureux de ne pas avoir de soutien et même pire, qu’à la place de soutien, on t’oppose des questions qui nient ton état (moral ou physique). C’est même violent je trouve, nier la douleur de quelqu’un, c’est presque nier son existence.
    Tu as absolument raison d’arrêter maintenant, on sent bien dans ton récit que tu as fait tout ton possible pour continuer cette relation d’amitié et, avec tout ce que tu subis en ce moment, tu n’as pas besoin de cela en plus.
    Tu lui as donné l’url de ton blog pour qu’elle lise cet article ? Ou tu lui as envoyé un mail ?

    Je suis désolée de te savoir sans elle parce que même si elle ne t’apportait pas le soutien dont tu as besoin, perdre sa meilleure amie, c’est très difficile.

    Je t’embrasse très fort, ma copine, je t’envoie des câlins de réconfort que j’aimerai tant venir te faire en vrai pour te remonter le moral !

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    • Merci ma copine pour tes mots qui me font du bien.

      Tu as dit quelque chose de très juste : nier la douleur de quelqu’un c’est presque nier son existence. C’est un peu ce que j’ai ressenti. Je me suis même demandé si je n’étais après tout qu’une « chochotte », pour qu’elle ne relève pas, c’est que vraiment, elle ne doit pas trouver ça très « grave » (en même temps, je suis lucide, il y a bien pire que la PMA : le cancer, la mort, tout ça).

      Je crois que c’est effectivement mieux d’arrêter maintenant, comme je disais à ILGC, en plus, je ne pourrais pas supporter sa future probable grossesse. Si elle est aussi distraite et maladroite, ça va être un calvaire pour moi. C’est plus raisonnable que je prenne mes distances.

      Je ne lui ai pas encore envoyé ma lettre. Je voulais coucher les mots ici d’abord. Je pense que je vais enlever certains passages, qui, à la relecture me paraissent un peu trop rudes. Parce que je dois bien le reconnaître, je n’ai jamais tiré la sonnette d’alarme avec elle, et même si elle doit se douter que quelque chose ne va pas, elle risquerait de vraiment pas comprendre ce qui lui arrive.

      C’est triste, oui, d’en arriver là, mais souffrir en silence, trouver des excuses, j’ai donné. Je ne veux plus. Je pense que de toute façon, nous sommes vouées à nous éloigner. C’est la vie, on peut être proche un moment, puis soudainement ne plus rien partager…

      des bisous ma belle, et merci pour ton soutien ❤

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      • Ma copine, j’imagine combien tu dois te retourner la tête en pensant à tout ça… C’est très dur car même si on n’y est pour rien dans la fin d’une relation, on se sent toujours coupable… Tu dis que tu ne l’as pas avertie : oui, mais tu étais tellement occupée à trouver des excuses et à lutter contre tes propres problèmes qu’à ce moment-là, tu ne pouvais sûrement pas l’avertir. Tu n’en avais pas la possibilité par les circonstances dans lesquelles tu étais. Et maintenant, il n’est plus l’heure de l’avertissement… Et finalement, à bien y réfléchir, le fait de ne plus l’appeler, de lui envoyer de longs mails en expliquant tes ressentis, tes peines, etc.. c’était une forme d’avertissement. En lisant correctement, je suis sûre qu’on pouvait trouver – pas de façon claire bien sûr mais suffisamment explicite – une forme d’avertissement.
        tu as raison de te protéger, face à ses maladresses, face à sa future grossesse surtout. En ce moment, il faut te centrer sur toi, sur ce qui te fait du bien et éluder le reste. C’est dur, mais c’est ainsi que tu pourras traverser les épreuves le moins difficilement possible je crois. En tous cas, les personnes toxiques, il faut les écarter, au moins pour un temps. C’est vital pour toi, point.
        Pour la PMA, on peut toujours se dire qu’il y a pire, c’est vrai mais nous ne sommes pas des chochottes. Qui supporterai que toute sa vie soit remise en cause et suspendu pendant des années à des traitements sans savoir quelle sera l’issu ? Il faut bien se dire que vouloir un enfant, ce n’est pas comme avoir envie d’une nouvelle voiture, ce n’est pas un caprice ! C’est une vision de la vie, c’est l’essence même de notre vie dont il est question. Et il y a également les hormones qui parlent, ce désir d’enfant, il nous prend au tripe parce qu’il monte de l’intérieur de nous, de notre chair. Alors, les douleurs ressenties justement, je crois qu’elles ne sont comparables à aucune autre. Seul quelqu’un de malade gravement peut les comprendre même si ce n’est pas la même chose d’avoir sa vie au sens propre en jeu ou la façon dont se passera notre vie.
        J’aimerai que nos messages t’apaisent un peu et que tu te sentes un peu mieux. N’hésite pas si tu as besoin, je suis là.
        Des bisous tout plein ! ❤

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        • Ohhhhhh ma copine, j’ai envie de te serrer fort dans mes bras : un énorme MERCI pour tes mots qui me déculpabilisent. Tu es formidable. Tu es sûre, tu veux pas m’épouserrrrrrrrr ?
          Plus sérieusement, tu as raison, en fait, mon comportement ces derniers temps était une forme d’appel au secours, d’avertissement.
          Je te rejoins complètement sur le fait d’éloigner les personnes toxiques qui parasitent un contexte déjà compliqué par nature, la PMA on ne peut pas dire que ce soit une partie de plaisir.
          La vie réserve parfois des surprises : des mauvaises, mais aussi des bonnes : la blogo est un incroyable soutien 😀
          Je t’embrasse fort, encore merci pour tes mots qui me reboostent et me font du bien, tu es une belle personne ❤ (et tu es sûre sûre alors, tu ne veux pas m'épouser 😉 ?)

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          • Je suis vraiment contente d’avoir pu t’enlever de la culpabilité. C’est vraiment un sentiment pénible que nous connaissons toutes et je crois que la PMA a tendance à nous conduire à l’éprouver plus souvent. (rapport avec notre ventre vide, la perte de confiance en son corps et en soi, non ?)
            Tu es formidable toi aussi et je suis très contente de t’avoir « rencontrée » et d’échanger avec toi.
            Oui, la pma apporte un bon lot d’angoisses, de problèmes mais nous permet aussi de rencontrer de très jolies personnes qui nous tendent la main quand on en a besoin. Je te rejoins, la blogo est vraiment un monde à part, où l’empathie et l’entre aide ne sont pas de vains mots.
            Je suis contente de te lire reboostée, et n’hésite pas si tu as besoin de parler, à défaut de passer une journée entre filles comme de vraies amies peuvent le faire, on peut parler pendant des heures ici ou par mail.
            (Et sinon, bien sûr que ouuuuuiiiii pour le mariage ! Mais tu crois que toutes les deux on arrivera à le faire ce bébé ? Les centres pma de france vont nous jeter… 😉 )
            Des bisous tout plein ❤

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  8. Moi qui pensais que mes amis étaient en parti doués pour me soutenir parce qu’ils sont du milieu médical, en fait ça n’est pas forcément lié.
    Je me souviens encore très vivement de mon stage en PMA pendant mes études. Je m’étais dis que je n’aurais jamais le courage de ces femmes (la suite m’a finalement montré le contraire…)
    Pour ton amie je ne sais pas quoi te conseiller. J’ai pas vraiment d’amis de longue durée. Je me suis fait des amis une fois en école de sage-femme quand je me suis « posée » un peu. Avant je bougeais trop… Mais du coup j’ai pas beaucoup de recul sur les relations amicales de longues durées.
    Bref je suis pas sûre que ma réponse te sois d’une aide quelconque, mais je te fais des bisous pour te réconforter dans tous les cas.

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    • Exactement : milieu médical et compassion ne sont pas forcément liés !
      Merci pour ton gentil message Ptbichon. Quand tu m’as gentiment et spontanément proposé ton aide, pendant mon hyperstim, j’ai dit à mon mari « tu vois, ce n’était pas à Ptbichon de le faire, mais à Elle ! c’est triste… ».
      Je veux bien les bisous de réconfort, tu es adorable. Plein de bisous à toi ma belle (et du courage pour le régime : WARRIOR PTBICHON 🙂 )

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  9. Mince, ça doit être très difficile de mettre un terme à une belle relation (ou une relation qui a été belle). Mais je trouve que tu as été très patiente et que tu lui as donné plusieurs chances. Elle n’a pas prouvé qu’elle en était digne. D’après moi tu as raison de mettre tes distances, éventuellement avant d’apprendre qu’elle est enceinte, ce qui risque d’être la pire des souffrances. J’espère que le vent tournera en ta faveur et qu’elle regrettera de t’avoir laissée de côté. On n’a pas besoin de bisounours autour de nous en ce moment.
    Je t’embrasse bien fort.

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    • Merci pour ton adorable message justomate.
      En effet, j’ai aussi très peur d’apprendre qu’elle est enceinte, parce que si elle est aussi distraite et maladroite, ça me promet pas mal de larmes… Déjà rien qu’à voir comment elle m’a annoncé qu’elle avait arrêté la pilule : au milieu d’un mail en ajoutant « même si la situation est délicate pour toi, je voulais t’en parler… », on ne peut pas dire que c’était plein de tact…

      Tu as bien raison : on a besoin de bisounours autour de nous, le reste est bien assez rude et déprimant.

      Merci pour les bisous bien forts, j’adore, je les prends et je t’embrasse moi aussi.

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      • Oui c’est difficile d’encaisser les maladresses des autres, on n’est jamais assez préparées quoi qu’on en dise, et même après toutes ces années. Chaque annonce est plus destructrice que la précédente. La PMA peut mettre les couples à rude épreuve, moui, mais surtout les amitiés je trouve…

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  10. Ton article est très émouvant, on ressent tout ce lien qui s’est abimé au fil du temps, des maladresses, des absences et des déceptions… Parfois il est nécessaire de se protéger pour mieux avancer, chaque histoire, chaque relation est unique, peut-être que vous vous retrouverez un jour mais attendant pense d’abord à toi et à ton bien-être.
    Je comprends ce sentiment de ne pas se sentir soutenue, comprise. Moi c’est surtout avec ma mère que je vis cela et c’est bien difficile… Prendre de la distance apaise.
    Plein de bizzz & de courage ❤ j'espère que tu te requinques bien pour le transfert à venir!

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    • Merci ma jolie Kalyz, c’est ça : notre relation s’est abimée au fil du temps.
      Quoi que j’en ai parlé avec mon mari et il me dit que cette relation a toujours été comme ça, que c’est juste moi qui ne le supporte plus aujourd’hui. En regardant les choses en face, je pense qu’il a raison. Et j’ai décidé de me protéger. Il faut que j’arrête de vouloir toujours sauver la veuve et l’orphelin et que je pense à moi en premier. J’ai tendance à toujours aider les autres et leur permettre de révéler ce qu’il y a de meilleur en eux, mais… qui me tire vers le haut, moi ?

      Ce que tu dis de ta maman me parle tellement, on a eu un bon clash après FIV1bis, j’ai pris mes distances, je lui ai dit que j’avais besoin de bienveillance et que ses paroles malheureuses ne m’aidaient pas. Ca lui a fait un choc, on a été en froid un long moment, mais aujourd’hui, ça va mieux. Je crois qu’elle a compris ce que je vivais. J’espère que toi aussi tu retrouveras ta maman, et que votre relation n’en sera que plus belle ❤

      J'espère que ta stim se passe bien, que tu te reposes bien pour arriver à la ponction en pleine forme, et je croise fort pour toi.

      Plein de bisous à toi aussi (j'ai rdv chez le gynéco demain pour faire le point sur un transfert prochain)

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      • Tu as bien raison, et heureusement tu as ton homme et NOUS haha 😉
        Faudrait que j’écrive un article sur ma mère un de ces jours… Notre relation a toujours été compliquée, mais avec la PMA il est clair que ça ne s’est pas arrangé… ça a ajouté à nos difficultés toutes les incompréhensions entre fertiles & infertiles, avec une bonne dose de maladresses et autres joyeusetés. Bref…
        Merci pour ton croisage ❤ Demain je revois Spock avec écho & PDS, j'espère que les nouvelles seront bonnes. Ce sera la journée des gygys pour nous 2 😉 Bizzz!!

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  11. Je sais pas trop… Ça me semble un mélange de manque d’empathie, de moi je avant les autres, et de maladresse. Tu mets tout cela dans une marmite et tu as le résultat.
    Tu as bien fait d’écrire ce que tu penses, au moins tu as dis ce que tu avais à dire.
    Malheureusement la pma éloigne franchement certaines personnes. Les coups durs en général.
    Tiens nous au courant.
    En tout cas ici tu as des soutiens, crois moi 🙂

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    • Merci bulle, pour ton message, tu as bien résumé je crois…
      Oh oui ! je n’aurais jamais cru trouver un tel soutien sur la blogo, c’est formidable 🙂 je ne sais pas comment j’ai fait sans vous !
      Les épreuves révèlent les personnalités, c’est triste, mais c’est la vie… Et parfois, on a aussi de belles surprises heureusement.

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  12. Choco_not - la cigogne est une garce dit :

    Je suis désolée pour cette rupture amicale, ce doit être difficile à vivre mais d’un autre côté ça me parait nécessaire. Il faut se protéger, parfois ça mène à ce genre de situation mais il le faut. Bisous

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  13. J’ai eu le cœur lourd de lire ton récit … J’ai tellement d’amie dont je me suis éloignée pour des raisons plus ou moins similaire … Je crois que nos parcours ne touche personne , que cest un peu comme un cancer cest mieux chez les autres …. Le seul réconfort apaisant que j’ai trouve cest chez vous les pmette et la blogo …

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    • Oh petite ballerine, tout pareil que toi : heureusement que je vous ai (je me demande comment j’ai fait si longtemps sans vous, vous êtes d’un tel soutien !)
      Ce que tu dis, je l’ai pensé aussi : (c’est horrible ce que je vais dire) autant elle évite le sujet parce qu’elle a peur que ça lui porte la poisse ? 😦
      il faut savoir se protéger, hein, on est déjà bien assez exposées avec tous ces traitements, protocoles, parcours, échecs et déception…
      Plein de bisous

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      • Oui d’amie très proche Jai entendue « je sais pas comment tu fais moi je pourrais pas je renoncerais , les piqures le poids et tout fiou  » je te passe les cest dans ta tête , arrête dy penser , tu en fais une obsession … Moi aussi Jai parfois l’impression que l’on ne me parle comme si j’avais la peste … Bref la pma cest pas contagieux mais bon … Des bisous et je te comprend milles fois … Si un jour tu en as le courage donne lui le lien de ton blog mais protège cette article ou pas dailleur … Des bisous

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        • Je vois tout à fait ce que tu veux dire, comme si on était pestiférées (pourtant, puisque c’est #1CoupleSur6, elles devraient être rassurées : c’est tombé sur nous, statistiquement ça a moins de chance de tomber sur elles ;))

          Comme elle est médecin, elle n’a jamais dit « c’est dans ta tête / pars en vacances / arrête d’y penser ». Mais je sais pas si le silence et l’abstraction c’est mieux ? On dirait du coup que ma souffrance n’a pas de valeur, que je fais ma chochotte…

          Pour tout te dire, je me suis cramponnée, à plusieurs reprises, de lui donner le lien de mon blog. Mais je ne suis même pas sûre qu’elle le lirait vraiment (vu comme elle lit mes mails ?) et puis, contrairement à d’autres amies, elle ne me l’a jamais demandé, elle n’en n’a jamais parlé. alors, est-ce que ça servirait à quelque chose ?

          En tout cas, merci pour tes bisous et ta compréhension, ça fait du bien ❤

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          • Tu as raison si elle lisait tes mails en diagonales cest meme pas la peine … Je te comprends tellement … J’ai été BCp déçue des amies cest la raison pour laquel on a quitté Lyon pour se rapprocher de chez toi 😘

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  14. Je suis toute remuée de te lire. J’espère que ça t’a libéré, cette lettre. Je te lis et j’ai l’impression de lire mon histoire avec les amies en dehors de la PMA. C’est dur, très dur. Ma meilleure amie n’est pas au rdv quand je veux partager PMA. J’ai décidé de répondre à ses questions quand elle en a, point barre. Mais c’est un deuil, celui de partager un combat avec les personnes importantes de nitre vie.

    Je t’envoie plein ondes de courage!

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    • Ce que tu dis est très juste, unbébéanous, c’est faire « le deuil de partager un combat avec les personnes importantes de notre vie ».
      Mais : est-ce que ce n’est pas le propre des personnes importantes de notre vie d’être là dans les coups durs ? Alors, ok, la PMA ça peut durer longtemps (voire des années), c’est un gros coup dur à gérer, à consoler.
      Mais, si les personnes « importantes » s’avèrent ne pas être au rendez-vous, est-ce qu’elles méritent vraiment l’importance qu’on leur accorde ? :-/ Il paraît que c’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses vrais amis.
      Coucher cela et le partager avec vous m’a apaisée, oui, et m’a rassurée aussi. Visiblement, je ne suis pas seule à vivre cela.
      Merci pour tes encouragements !

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      • Tu te poses les mêmes questions que moi. Ma famille et mes amies sont à des milliers de km, ils ne vivent pas la PMA avec moi, sauf une qui connait bien. J’aimerais en parler sans avoir le sentiment de retenir la porte avant qu’elle ne se ferme. J’ai donné l’adresse du blog à ma meilleure amie, elle est venue une fois ( je vois l’origine des lecteurs!), elle a été émue mais ça reste loin.
        Je ne sais pas quoi te dire sinon que si ta relations te fait du mal, ce n’est pas sain. Nos vies sont compliquées, pas besoin de se la compliquer un peu plus. Il faut etre un peu égoïstes et faire ce qui nous convient!
        Bises ma belle et courage!

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        • Oh, ce que tu vis ne dois pas être facile en effet : avoir ses proches loin de soi, ça rend compliqué toute proximité émotionnelle. Et je vois tout à fait la sensation de « retenir la porte avant qu’elle ne se referme »…
          La PMA reste un sujet tabou et abstrait pour la plupart de nos proches. et avec toutes les épreuves qu’on a à traverser, on a autre chose à faire que de se battre pour essayer d’obtenir du soutien des personnes qui ne comprendront jamais rien ! Tu as parfaitement raison, soyons égoïstes 🙂
          Plein de bises ma jolie

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  15. Bah dis donc…. Je suis toute émue…. ça doute être un.pas très difficile de lui écrire ça et de rompre. Mais tu fais bien. Dans nos parcours on ne doit garder que ceux qui nous entourent d amour et de bienveillance… Je t embrasse

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    • Merci ma jolie, pour tout te dire, je ne lui ai pas encore envoyé cette lettre. Je pense le faire en début de semaine. J’ai compris qu’il était primordial de me protéger, parce que toutes ces émotions, frustrations, déceptions, colères liés à des relations qui manquent de bienveillance sont des parasites dont on doit absolument se passer, dans nos parcours déjà si compliqués.
      Je t’embrasse moi aussi

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  16. J’ai vécu la même chose il y a un peu plus d’un an : ce n’est pas facile mais nécessaire pour se préserver. La PMA isole, on a besoin d’être soutenu et on trouve sur sa route des amis insoupçonnés alors que d’autres nous déçoivent terriblement. C’est la vie…

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  17. Ma meilleure amie n’est que maman depuis 4 ans maintenant, 5 si on compte sa grossesse. Sa 2e grossesse a coincidé avec ma première fausse couche, et je me suis éloignée, sans qu’elle réagisse. C’est finalement suite à une discussion où je lui ai dit mon ressenti comme tu l’as fait, moment par moment, que nous avons réussi à crever l’abcès et à passer le cap. Je te souhaite un happy end de la même manière. Dans tous les cas, ça te fera du bien de ne plus ruminer ces mots qui devaient clairement sortir. Et petit détail, je suis médecin, en réa en plus, et je suis 100% pro médecine douces. Ce n’est pas incompatible, bien au contraire. Gros gros bisous jolie princesse.

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    • Merci LaMissKangourou pour ton message.
      C’est rassurant de voir qu’il y a des médecins qui croient aux médecines douces 🙂 Cela prouve ta sensibilité et ta grande ouverture d’esprit !

      J’ai prévu de lui envoyer ma lettre demain, après reformulation de certains passages, que je trouve un peu trop « rudes » à la relecture.
      Mon mari me dit que lui livrer cela ne servira à rien, mais je crois comme tu le dis que ça me fera au moins du bien de lui dire ce que j’ai sur le cœur. Ce dont je suis sûre, c’est que si son comportement ne change pas, on ne pourra pas continuer « comme ça ».
      De gros bisous à toi aussi.

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  18. Salut Princessepi, je n ai pas lu les commentaires des copines, mais je voulais te dire que je te comprends, tu es mûre pour cette rupture même si j imagine qu il reste de la peine d avoir perdu cette amie, parce que finalement c est pas quand tu arrives à ce stade que tu la perdu mais avant quand elle a été en dessous de tout depuis longtemps. On a certaines attentes légitimes vis à vis d une amie qu on n aurait pas pour une « pote », je trouve difficile de « rétrograder » une vraie amitié à une copinage. Et si je comprends donc ton terme rupture et ta lettre (c est celle que tu as ou vas envoyer?), c est que j ai perdu ma meilleure amie au début avec la PMA, ça a été le révélateur qu elle s en foutait ou étais incapable de s intéresser aux pbs des autres. J ai mis bcp à l admettre, j ai même espéré avoir vite vite un enfant pour pouvoir oublier cet disparition. Toutes les circonstances atténuantes ou la compréhension du monde ne suffisent pas à effacer la peine voire le sentiment de honte que j ai pu ressentir de mettre ouverte à elle, en espérer du soutien et ne pas avoir de réponse (sur 4 mails en 2 mois au tout début) puis me rendre compte que ce pb la dérangeait, elle préférait me raconter ses problèmes d horaires de sport, d embouteillages, de nounou ou les cadeaux offerts à une pote enceinte. Elle a fait un come back l an dernier après une agression dont elle et sa famille ont été victimes, c est là où je dis, une fois que le lien est rompu, c est dur de se dire qu on reste copines par habitude et pour les potes communes…

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    • Merci Anabelle pour ton commentaire. Je vais lui envoyer la lettre demain, après avoir reformulé certains trucs, que je trouve un peu trop dur. Mais il faut que je le fasse, que ça ouvre un dialogue ou pas. Les non-dits, les trucs « à moitié moisi », je ne sais pas faire.
      Ce que tu me racontes est hyper dur, ma pauvre, toi aussi tu as été déçue par ta meilleure amie. Je suis persuadée qu’une relation qui nous mine n’est pas saine et n’est pas utile. Quand on souffre trop, il faut savoir dire stop.
      des bisous ma jolie

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      • Je ne peux que te souhaiter le dialogue et que ce soit ou pas le cas, tu seras allée au bout. A voir le nombre de réactions que ton post a déclenché, outre le fait qu’on ne puisse pas ne pas réagir à sa lecture, c’est évident que nous sommes nombreuses à avoir été souffert des réactions amicales. J’ai eu aussi des bonnes surprises avec des personnes qui me sont devenues précieuses, mais au global j’essaie maintenant de préserver les copines que j’ai (encore!) en en parlant le moins possible pour ne pas risquer une maladresse ou une déception.
        J’espère que tu seras plus soulagée qu’en attente une fois que tu auras envoyé la lettre. Bises!

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  19. C’est toujours difficiles de devoir « rompre » avec une amie, mais quand elle nous a déçu, peut-être que prendre ses distances est la solution pour se recentrer. Mais demande toi pourquoi elle est ton amie, qu’est ce qui t’a attiré chez elle lorsque vous vous êtes rencontrées? Le rôle de confidente est peut être trop grand pour elle… Dans ce cas il faut la considérer comme une simple copine. Comme en amour tourner la page après tant d’année c’est douloureux mais parfois nécessaire, et peut être qu’une bonne explication franche peut sauver cette Amitié…
    Bises

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    • Merci pipine91. Ta question m’a BEAUCOUP fait réfléchir. J’en ai même parlé avec mon mari !
      Pour être honnête, au début de notre relation, c’est elle qui a cherché à être mon amie. Une petite sœur, qui avait 5 ans de moins et qui me demandait des conseils : cela me convenait parce que j’ai toujours eu tendance à aimer être celle qui aide les autres, qui les protège, qui les materne. J’ai pris conscience de cela grâce à un travail sur moi-même avec ma psy.
      Notre relation d’amitié s’est construit sur cette base, mais aujourd’hui, si cela doit se résumer à cela, ça ne me convient plus. J’ai pris conscience que, moi aussi, j’avais besoin d’aide et qu’on me protège. Et que je ne pouvais pas être la « maman » de tout le monde.
      C’est moi qui ai changé, en somme, j’ai ouvert les yeux (notamment grâce à la PMA).
      Je sais que ça va être difficile de lui faire entendre ce « virage à 180° » de ma part. Sans doute qu’elle, elle n’attend pas « plus » de notre relation, que ça lui convient ainsi.
      On verra si ma lettre ouvre un dialogue, ou si la situation est définitivement foutue.
      des bisous et encore merci de m’avoir aidé à cheminer 🙂

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      • Je t’en prie si ça peut aider ça me fait plaisir 😊 mais effectivement peut être qu’aujourd’hui vous n’attendez plus la même chose de cette relation… et sans rompre totalement avec elle, il faut peut être juste rééquilibrer la balance. Si elle ne veut pas faire l’effort pour toi alors il ne fait plus t’investir autant qu’avant dans cette relation qui est à sens unique. La PMA nous change s’est vrai et les relations évoluent avec!
        Il ne peut être pas trop tard pour votre amitié, j’espère! On a besoin de ses amis mais des vrais!
        Bisous

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  20. Très beau post, même si le continu est terriblement triste.
    C’est une décision qui a du être tellement difficile a prendre, mais nécessaire.
    Apparemment tu ne l’as pas prise a la légère.
    Il est important dans nos parcours, de « dépolluer » notre entourage pour survivre. mais il est vrai que lorsqu’il s’agit dune amitié vieille de 15 ans c’est terrible. Oui terrible de constater que finalement cette amitié était à sens unique. Ce qui me choque d’autant plus c’est qu’en tant que médecin elle n’est pas su te soutenir, un peu d’empathie de sa part aurait sans doute pu arranger les choses.
    Courage à toi…

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    • Merci pour ton soutien Flippette. J’ai besoin de marquer le coup et tout lui livrer, pour ne pas regretter que notre relation se détériore encore et m’en vouloir de ne lui avoir rien dit.
      Là où je suis un peu « mal à l’aise », c’est que c’est moi qui ai changé. Notre relation a toujours été basée sur « elle, la petite soeur à protéger / moi, la grande soeur qui conseille ». Aujourd’hui cela ne me convient plus, à MOI. Il est fort possible qu’elle ne comprenne pas mon revirement. J’ai appelé à l’aide toutes ces années, lui offrant un espace pour occuper ce rôle de « grande soeur » à son tour, elle n’a pas compris/pas pris cette place. Si elle n’en n’est pas capable, moi, je ne peux plus faire semblant. Aujourd’hui, comme tu le dis, j’ai besoin de dépolluer, me concentrer sur l’essentiel, penser à moi, à ce qui me fait du bien.
      Merci pour tes encouragements et des bisous

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  21. J’ai coupé les ponts avec une amie d’enfance qui est allée encore plus loin. C’est dingue de constater que le courage ca n’est pas d’encaisser mais de couper les ponts. Et franchement, pour tout ce que tu dis et écris, tu as eu mille fois eu raison de le faire.
    Les relations toxiques n’ont pas de place dans ce douloureux combat qu’est l’infertilité… Bien sur elle n’ont pas de place du tout, mais quand ça va on encaisse et on laisse les choses se tasser… A tort. J’ai fait beaucoup de ménage en 5 ans….
    Elle va perdre une amie exceptionnelle….

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    • Oh Carotte, à te lire, j’ai les yeux tous mouillés ❤ je ne sais pas si je suis une amie exceptionnelle, mais tu es vraiment une fille adorable ❤

      C'est exactement comme tu dis : quand ça va, on encaisse plus facilement. Je suis arrivée à un stade où j'ai besoin de penser à moi, à ce qui me fait du bien (et pas au prochain stress ou colère post SMS, post appel, post restau, post journée filles). Je l'ai toujours protégée et ménagée, parce que ça me convenait à une époque où j'aimais être celle qui aide les autres et qui les prends sous son aile pour les materner. J'ai fait un bon travail avec ma psy sur ce sujet, et j'ai pris conscience que j'avais le droit de demander qu'on me protège ! En fait, (parfois malgré nous) la PMA nous fait avancer à pas de géant, et j'ai souvent l'impression que les autres à nos côtés n'avancent pas à la même vitesse. D'où les décalages.
      Tu as l'air d'avoir souffert d'avec ton amie d'enfance. "Faire le ménage" dans ses amis, même si ce n'est jamais facile, cela permet de se sentir plus légère et sereine, je crois.
      Je t'embrasse bien fort, ma Carotte.

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  22. Je n’arrive pas à trouver les mots… Je sais comme c’est douloureux d’être déçu par quelqu’un auquel on était profondément attaché et avec qui on partage des années de souvenirs… Mais je crois qu’au-delà de la PMA, et comme on me l’a récemment rappelé dans mon post sur ma BFF, parfois, ce qui nous raccroche à une relation ce sont précisément ces souvenirs. Le passé. Et non ce qu’elle nous apporte dans nos vies au moment présent. L’amitié évolue, comme l’amour et si on n’est pas vigilant, je crois qu’on s’enferme dans des relations non épanouissantes et énergivores. Comme tu le dis (et je fais pareil), je crois que l’essentiel, aujourd’hui, c’est toi, toi et toi !! Si ceux qui comptent le comprennent, ils seront toujours là quand on sera capable de s’ouvrir de nouveau. Mais pour le moment, je crois qu’il y a des priorités qu’il ne faut surtout pas négliger.
    Quant au soutien de la blogo, il est inestimable en effet… Mais finalement, je crois qu’il faut qu’on arrive à « se contenter » de ça… Parce que IRL, on est beaucoup à ne pas être soutenu et si on attend des autres qu’ils comprennent, on s’épuise inutilement…
    Je ne prendrais évidemment pas la défense de ta copine, mais de ce que j’ai ressenti en lisant, j’ai eu l’impression que c’était une nana qui ne savait pas du tout comment t’aider mais qui, pourtant, voulait. J’ai senti (peut-être à tort) la peur de mal faire. Tu lui as envoyé ce mail? En tout cas, sache qu’ici, on est nombreuses à penser à toi et à te soutenir !! Bisous ma belle. ❤

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    • Merci Julys pour tes mots et ton soutien ❤
      En fait, je crois que c'est moi qui ai changé. Notre relation a toujours été basée sur "PrincessePi la grande soeur qui protège, conseille, materne (!) sa petite soeur". Par la force des choses, avec la PMA, avec les épreuves de la vie, après un travail avec ma psy, j'ai évolué. J'ai bien essayé ces derniers mois, de lui offrir un espace pour qu'elle prenne le rôle de la grande soeur pour "rétablir l'équilibre", mais ça n'a pas marché. Certainement la peur de mal faire, comme tu le dis, car je ne pense pas un instant à de la méchanceté.
      Aujourd'hui, je me dois de lui dire ce que je ressens. Je prévois de lui envoyer ma lettre demain, en reformulant certaines choses que je trouve un peu "rude" à la relecture, d'autant qu'elle ne s'y attend sans doute pas, et que notre relation lui convient telle quelle, à elle, "la petite sœur qu'on protège, ménage, câline, cajole".
      On verra si cela ouvre matière à discussion, remise à plat.
      Ce que je sais, c'est qu'en l'état, notre relation ne me convient plus, et me fait souffrir, et comme tu le dis, je dois penser à moi. Je ne peux pas être la maman de tout le monde (j'ai déjà assez de mal à être maman tout court boréal !!!).
      des bisous ma jolie

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      • Je me retrouve tellement dans chacun de tes mots !! Commençons par être de bonnes mères pour nous-mêmes… 🙂
        Pour la lettre, je trouve que c’est une excellente idée. Et en effet, peut-être qu’en insistant sur le « je » qui parle de ton ressenti plutôt que le « tu » parfois ressenti comme accusateur, ça changera sans doute la perception de ton amie à la lecture… Bisous.

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    • Je vais lui envoyer ma lettre demain, en modifiant certains passages que je trouve trop « durs » (même si mon mari a lu, et qu’il m’a dit que ce n’était ni méchant, ni polémique, juste réaliste… c’est triste).
      Des bisous à toi aussi

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      • Oui, j’ai trouvé ça très bien tourné, tu essayes toujours de la comprendre, mais vu le peu d’efforts qu’elle a faits pour toi… Elle a déjà de la chance que tu lui expliques les choses, tu aurais pu opter pour un silence radio.
        Bon courage pour tout ça, j’espère que tu as/auras d’autres vrais amis dans la vraie vie aussi (car la blogo c’est génial, mais ça ne suffit pas)… Gros bisous

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  23. depuis que je suis en PMA, je me dis que j’ai été nulle avec ma meilleure amie, qui vit ça depuis 4-5 ans… j’aurais aime qu’elle me le dise, meme si je vois que tu as essaye avec la tienne, et que ça n’a rien change…

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    • Je crois qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, et ta meilleure amie appréciera sûrement que tu lui dises que tu te rends compte aujourd’hui que tu n’as pas été au rendez-vous pour elle, et que tu le regrettes…

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  24. Oh ce que tes mots m’ont ému… La situation semble difficile et arrivée à un point de non retour pour toi…et je pense que toi seule sait ce qui est bon ou non pour toi. Si cette relation te parasite et te fait mal, je pense que tu as raison d’en arriver a ce constat. Je suis aussi d’accord avec Leeloo qu’une discussion franche pourra te permettre soit de lui faire comprendre ton ressenti et qui sait d’améliorer votre relation, soit d’y mettre fin une bonne fois pour toutes. Ce n’est sûrement pas chose facile mais c’est peut être a tenter en dernier recours ?
    Bon courage!!

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  25. C’est dur pour moi de me mettre à ta place, ne connaissant pas de lien aussi fort avec quelqu’un malheureusement, mais j’imagine qu’une amitié d’une vie reste très rare. Avec le temps, les points de vue évoluent, les envies changent et un décalage se crée, inévitablement. Après, c’est sûr que des efforts doivent être concédés des 2 côtés pour maintenir cette amitié mais j’ai l’impression qu’ici en l’occurrence, c’est toujours toi qui t’y colle. Peut-être peut-elle juste troquer son badge de meilleure amie pour celui de simple bonne copine avant une rupture totale ?

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  26. Laety30 dit :

    Princessepi, la fin d’une amitié est tout aussi nécessaire que la fin d’une relation amoureuse qui n’apporte plus rien, qui ne te satisfait plus pour à nouveau avancer dans la vie. Je l’ai vécu il y a 3 ans, pas une amitié de 15 ans mais c’était quelqu’un à qui je tenais énormément, on avait une relation fusionnelle, particulière qui m’apportait beaucoup. Avec le temps, je me suis rendue compte que cette relation était toxique pour moi. Comme toi, j’étais là pour protéger, conseiller, toujours présente de jour comme de nuit, et pourtant elle a mis fin à notre amitié. En 2011, le début d’année a été très difficile pour moi. Je m’attendais à ce qu’elle soit là à son retour, qu’elle comprenne même si je ne demandais rien. Un jour, j’ai eu une réaction qui n’a pas été comprise et surtout très mal interprétée, je craquais physiquement et moralement mais à priori je n’avais pas le droit. Cà a été la fin. J’ai traversé des mois difficiles et avec le temps, je me suis rendue compte que c’était un mal pour un bien. Cette période difficile m’a permis de savoir ce que je voulais vraiment en amitié et surtout ce que je ne voulais pas, pour me rendre compte que je l’avais déjà. Une amitié qui dure depuis 30 ans, qui a pris ses distances quand il a fallut, de mon côté comme du sien. J’ai mis des distances avec lui (car oui c’est un homme) après son mariage, après la naissance de sa première fille car c’était très difficile pour moi. La distance était aussi en kilomètres. Et malgré tout çà, aujourd’hui il est là, ne me reproche rien, si ce n’est de ne pas lui avoir dit que j’avais besoin de lui, qu’il attendait qu’un geste de ma part. Il était distant car il avait peur de me blesser, il a eu 3 filles en 6 ans alors que moi çà fait 7 ans que çà ne fonctionne pas, pour lui c’était difficile de m' »imposer » ses enfants comme c’était difficile pour moi de le voir avec ses enfants. On a mis cartes sur table l’été dernier, une très longue conversation en tête à tête, où on s’est rendu compte qu’on avait raté beaucoup de bons moments ensemble mais qu’on allait y remédier. Tout çà pour te dire que parfois la rupture est nécessaire mais il arrive qu’une bonne discussion, franche, sincère, règle beaucoup de choses et surtout qu’une vraie amitié résiste à toutes les tempêtes et les tourments, à la distance et même aux maladresses.

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    • Merci pour ton témoignage Laety30. Parfois tu as raison les relations deviennent toxiques avec le temps (ou bien elles l’étaient initialement mais pour x raisons on ne le voyait pas).
      Je crois comme toi que les vraies amitiés sincères traversent les années et les épreuves, et ton expérience avec ton ami le prouve.
      Mais je pense aussi que parfois la vie nous éloigne et que, comme dans un couple, il faut savoir se dire les choses et s’autoriser des réajustements.
      Je nous laisse une chance. Mais si les choses ne changent pas, alors je partirai.

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  27. Si ça peut te rassurer un peu, moi une amie d’enfance m’a déjà flusher en me disant «je préfère côtoyer des couples avec enfants, ils comprennent mieux ce que je vis» et vlan dans les dents quand moi j’étais à ma 8ième année d’infertilité et toujours en attente (depuis 3 ans) pour l’adoption. Plusieurs années plus tard, nous avons repris contact sur FB, timidement…On ne s’est toujours pas revu… Mais nous savons toutes les deux que cette maladresse ne pourra jamais s’oublier complètement, elle regrette, elle était en dépression…. Mais moi ça m’a démoli complètement… Je me souviens encore du rêve que j’ai fait la nuit ou elle m’a dit ça… Dans ce rêve, j’avais un beau chien blanc (montagne des Pyrénées), mais il avait été frappé et pissait le sang sans que je sois capable d’arrêter l’hémorragie.
    La place que cette amie à laissé vacances à l’époque s’est retrouvée rapidement comblé par une autre amie d’enfance qui a eu un peu de difficulté à tomber enceinte… Alors, après tout, c’est vrai que vaut mieux s’entourer d’amie qui peuvent nous comprendre…
    Donc, oui il est possible que ton amie te revienne un jour avec des excuses, mais toi tu auras appris à connaitre tes limites de l’acceptable, te protéger et t’entourer de personnes plus aptes à te comprendre.
    Un mal pour un bien finalement…

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  28. Je me reconnais tellement dans ce billet 😦 Avec une meilleure amie qui ne pense qu’à elle alors qu’elle aussi est passée par la pma… Pour qui j’étais présente lors de sa 2e fiv pour bébé2 alors que j’étais moi même en pleine fiv pour bébé1 qui ne marchait pas du tout. elle se plaignait de prendre 100ui de menopur depuis 2jours alors que j’en était à 275 de purégon depuis 3 semaines. et j’encaissais. elle a eu son traitement, sa ponction, son transfert, l’attente et son résultat positif sur le temps que j’ai fait mon traitement. Pour sa première grossesse elle a appris le sexe de son bébé le jour où j’ai appris mon négatif. et n’a pas l’air de comprendre pourquoi je m’éloigne… Aujourd’hui quand je lui dit que je suis malheureuse elle me dit qu’elle aussi alors que je donnerais ma vie pour avoir la sienne… Et elle n’est pas la seule, dans mon entourage ni mes amis, ni ma famille personne ne prend sincèrement de nos nouvelles ou ne cherche à connaître la vérité derrière les « ça va » qu’on répond automatiquement. 😦

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    • Bonjour Sabine et merci pour ton témoignage. Etre passée par la PMA n’empêche donc pas le manque d’empathie et la méchanceté chez nos « amies »… Que c’est triste. Certaines personnes sont « humainement pauvre ». Malheureusement on n’y peut rien et j’ai compris que ça ne sert à rien de chercher à les arranger.
      Dans nos parcours douloureux, il est primordial de s’entourer de personnes bienveillantes et de fuir les personnalités toxiques. Se protéger.
      Je ne connais pas ton histoire, ta famille et tes autres amis sont-ils au courant de votre infertilité ? N’y a-t-il personne auprès de qui tu puisses trouver du réconfort ? Courage, et n’hésite pas à consacrer ton temps à des proches qui en valent la peine.

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